Archives pour la catégorie Ma philo

La jalousie est un vilain défaut…

Hello, hello cher ami,

Comment vas-tu en ce beau jour ensoleillé ?

Aujourd’hui, je te propose une petite réflexion sur la jalousie… quand l’herbe est plus verte dans le pré d’à côté… 


 

La jalousie est un TRÈS vilain défaut !!!

Pourtant, c’est imparable. Je ne peux ignorer la jalousie constante dont je fais preuve. Je ne sais pas d’où elle vient ni depuis quand elle m’assaille. Elle est toujours là !!! Peut-être a-elle fait irruption à la naissance de ma petite sœur ? Tu sais, c’est souvent ce qui arrive quand, d’enfant unique, tu cesses d’un coup de l’être et que tu perds une partie de l’attention de tes parents qui, jusqu’alors, n’avaient d’yeux que pour toi.

Mais ce sentiment finit souvent par passer une fois l’âge adulte. On apprend à apprécier ce qui nous entoure, ce qui nous appartient et on finit par comprendre que « L’herbe n’est pas plus verte dans le pré d’à côté ».

J’ai conscience de cette vérité.

Pourtant…

  • jalousie envers ceux qui partent en vacance aujourd’hui,
  • jalousie envers ceux qui plaque tout par ambition et recommence depuis le début,
  • jalousie envers ceux qui peuvent vivre en toute simplicité, heureux dans la pauvreté,
  • jalousie envers ceux qui vivent dans la richesse,
  • jalousie envers ceux qui s’amusent pendant que je m’ennuie,
  • jalousie envers ceux qui s’épanouissent dans leur travail professionnel,
  • jalousie envers ceux qui fêtent leur anniversaire et reçoivent des cadeaux,
  • jalousie envers ceux qui ont un talent à exploiter,
  • jalousie envers ceux qui savent où ils vont,
  • jalousie envers ceux qui ont un physique à tomber,
  • jalousie envers ceux qui ont un physique ingrat et qui donne l’impression de s’accepter tel quel,
  • jalousie envers ceux qui ne se posent pas la question de savoir de quoi ils sont jaloux…

 

As-tu déjà ressenti ce petit pincement au cœur, cette jalousie qui te fait espérer ce que d’autres ont ?

Je suis certaine, que d’autres espèrent, sans doute ce que j’ai.

Je ne devrais pas me plaindre. La manière dont je vis aujourd’hui est le résultat de mes choix passés et la manière dont je vivrai demain, de mes choix à venir.

La jalousie, c’est notre espoir…  La jalousie peut guider mes choix futurs pour obtenir ce dont j’ai envie. Cependant, à un moment donné, il faudra bien accepter ce que j’ai et cesser de jalouser les autres qui comme moi, voient l’herbe plus verte dans le pré d’à côté.

D’un autre côté, tout cela… est-ce vraiment de la jalousie ? ou seulement de l’admiration envers ces personnes ? Car, soyons clair, si je suis jalouse de ce qu’ils ont, je suis heureuse qu’ils l’aient. C’est peut-être de là que vient ce petit pincement au cœur… Ce pèle-mêle d’émotions contradictoires… de la jalousie, de l’admiration et de la joie…

En attendant, j’envie ceux qui se préparent pour leurs vacances, vont profiter du soleil, de la mer ou de la montagne.

A ceux-là, je souhaite aussi bonne vacance. Profitez bien 😀 !

 

 

(Mon départ attendra le mois d’août 😉 )

 

 

Bisous,

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

 

Les étiquettes collent et se décollent

Hello, hello cher ami,

Les étiquettes… ? Je déteste les étiquettes !!! Qui aime se faire étiqueter d’ailleurs ? Enfin, les autres nous les scotchent sur la peau mais on est pas en reste pour faire de même.

Mais, que sont les étiquettes ? Évidemment, tu as compris que je ne parlais pas des étiquettes que tu trouves sur les vêtements et qui te disent à quelle température tu dois laver ceux-ci ni des étiquettes à code-barres que tu trouves sur tout article commercialisé.

Non ! Je parle des étiquettes invisibles que personne ne voit mais que tout le monde s’évertue à te coller sur la peau.

Encore une fois, je suis allée vérifier la définition dans le Larousse (Je n’ai pas mon édition 2005 au moment où j’écris ces lignes, donc petit tour sur la version numérique) :

 

  • Marque fixée, fiche placée sur un objet pour en indiquer le contenu, le prix, la destination, etc.
  • Désignation, indication qui classe quelqu’un, un organe de presse, surtout dans l’ordre politique ou idéologique : L’étiquette d’un journal.
  • En informatique, ensemble de caractères alphanumériques, qui, placé devant une instruction d’un programme, permet de la repérer ; caractère ou ensemble de caractères lié à un article d’un fichier et destiné à l’identifier ; enregistrement de tête ou de fin de fichier ou de volume.
  • Cérémonial et usage dans une cour, une réception officielle ; protocole : Les exigences de l’étiquette.

 

C’est bien ce que je pensais. L’étiquette dont je parle n’est pas reprise dans le dictionnaire. Je me demande pourquoi j’écris un article sur un sujet qui n’existe pas…

Oui, c’est vrai. L’étiquette dont je parle est invisible. Les fantômes, aussi, pourtant, eux on les trouve dans le dictionnaire.

La seconde définition pourrait peut-être convenir à mon sujet mais elle est trop simple, pas assez développée, pas assez précise. « Indication qui classe quelqu’un » Je dirais même plus « Indications qui qualifient une personne d’après son caractère, son état d’esprit et son « rôle » dans la société. En fait, pour moi, tout adjectif qualifiant un individu est susceptible de devenir une étiquette, invisible, collée à notre peau.

Oui ! Mais… POUR COMBIEN DE TEMPS ?

En fait, ces étiquettes, je les imagine plus comme des post-it qui se collent, se décollent, disparaissent, réapparaissent selon certains critères :

  • la personne en face de toi (famille, ami, collègue, connaissance, inconnu…) ;
  • le sentiment, l’émotion que tu éprouves à un instant donné ;
  • ton humeur à cet instant ;
  • tes expériences personnelles ;
  • tes expériences professionnelles ;
  • etc.

Une étiquette ne te définit pas entièrement mais partiellement !!!

Quelques exemples :

  • Beau(Belle)/Laid(e)
    • question de point de vue ! Pour les uns, tu pourrais être considérée comme laide, pour les autres, tu pourrais être considérée comme belle. C’est à dire que les deux étiquettes vont alterner. Et toi, quelle étiquette vas-tu te mettre ?
    • Il va sans dire, qu’une personne « bien élevée » n’affirmera pas que tu es laide mais n’affirmera pas non plus le contraire à moins d’être hypocrite.
    • En ce qui me concerne, je ne me considérais pas vraiment comme « belle ». A ce moment, j’avais d’ailleurs du mal à accepter les compliments d’un point de vue opposé.
    • Mais j’ai compris une chose : la beauté n’est qu’une question de point de vue… Et j’ai le droit de me trouver belle. « JE SUIS BELLE » Voici l’étiquette que je veux bien garder sur moi… Les autres, je les décolle…

 

  • Rigoureux(euse)/Désinvolte
    • question de motivation ! Dans le milieu professionnel, je travaillais dans une bibliothèque qui me trouvait trop rigoureuse. Quand j’ai intégré une autre bibliothèque, mes nouveaux collègues ne me trouvaient pas assez rigoureuse.
    • à vrai dire, ce genre de qualificatif ne peut être permanent. Parfois, il faut juste un déclic, une idée, un projet pour être rigoureux, parfois, le moral au plus bas, la motivation qui dégringole et on fait preuve de désinvolture, oubliant toute rigueur. Et ben quoi ? Doit-on toujours faire preuve de perfection ?.
    • Parfois il faut du temps pour passer d’un état à l’autre… Et bien, tant pis, j’assume ma désinvolture mais décollerai dès que je veux cette étiquette.

 

  • Têtu(e)/Influençable
    • Question liée au groupe, à l’humeur !
    • Chacun a un moment donné peut être têtu sur un sujet qui le passionne, une idée, une action, etc… ou influencé par une personne qu’il admire, qui l’inquiète, etc. Cela dépend de l’Autre mais aussi de son humeur. Une personne de mauvaise ou de bonne humeur aura plus tendance à se montrer têtu. Une personne, plutôt dépressive, peu sûre d’elle, influençable. L’étiquette apparaît puis disparaît selon son état d’esprit.

 

  • Leader/Suivant
    • Question liée au groupe !

 

  • Madadroit(e)/Habile
    • Question liée au groupe, à l’humeur, aux émotions !

 

  • etc… etc…

Quelles sont tes qualités ? Quels sont tes défauts ? Voici la question qu’on te pose souvent, particulièrement à un entretien d’embauche.

A quoi tu réponds que tu manques parfois de rigueur mais que, dès que tu es motivée par un projet, tu t’y donnes à fond. Évidemment, tu es obligée de nuancer dans cette situation. Tu peux même mentir pour avoir le boulot.

Coté qualité, la réponse bateau est « sociable ». Hors, ceci ne peut être une étiquette car vivant au beau milieu de la société, par définition, tout être humain est sociable. Hors, si tu es asocial. Tu es d’office étiqueter comme tel. Hors, quelqu’un qui se dit ou est considéré comme asocial ne l’est forcément pas dans tous les cas. Encore une fois, l’étiquette finit par tomber.

Évidemment, certaines étiquettes sont relatives à des faits et ne peuvent être changées mais doivent-elles te coller à la peau pour autant ?

Quelques exemples :

  • Catégorie « sexualité »
    • Hétérosexuel – Homosexuel – Bisexuel – Transexuel
  • Catégorie « physique »
    • Des kilos en trop, trop gros, trop mince
    • Tatoué et plein de piercings
    • etc.

L’image, hein, c’est important ! Véhiculée par la société, tout ceux qui sont hors norme » devraient-ils être étiquetés ? Mais d’ailleurs, qu’est-ce que la norme ???.

Bref, chacun de nous portent des étiquettes. Elles sont un fardeau, invisibles mais bien présentes. Par exemple, pour ma famille, je suis étiquetée comme « maladroite » (de bons souvenirs à leur mémoire) et « Tétue » (aussi de nombreux exemples) et c’était vrai, je l’étais sévèrement mais ce n’est plus le cas et ces étiquettes ne sont plus que visible par ceux qui me les ont collées à la peau. En ce qui me concerne, je les ai balancées depuis longtemps. Oh, c’est vrai, je fais preuve de maladresse parfois, j’ai des convictions. Mais ceux-ci ne me définissent pas entièrement. C’est juste une part de moi…

Les étiquettes ne sont rien tant que tu décides que tu peux les enlever quand tu veux…  pour être juste toi, avec ta famille, tes amis, tes collègues, des connaissances, des inconnus, selon ton humeur, ton état d’esprit, tes émotions, tes sentiments… Tu es humain mais pas comme les autres humains… Tu es différent ! Et alors ?

Voilà 😉 !

Je termine cet article ici. Je ne sais pas si j’ai été clair. J’avoue que j’ai eu un peu de mal pour l’écrire. C’est un sujet qui me tient à cœur mais dont on parle peu. Effectivement, c’est un sujet difficile à définir. Car finalement, on est tous étiquetés. Est-ce mal ? Finalement, je crois que ces étiquettes, c’est juste ce qui nous définit, c’est ce qui nous différencie aussi, les uns des autres. Mais je crois qu’on doit garder le contrôle de celles-ci et ne pas laisser les autres nous définir.

Pour illustrer cet article, j’ai réalisé une petite vidéo. J’hésite à la mettre car au bout de cet article, je me pose encore des questions. A la fin de la vidéo, je fais disparaître toutes mes étiquettes…

Et puis non ! Je vais la mettre 😉 Après tout, d’autres étiquettes, peut être les mêmes, reviendront mais cette fois, j’en garderai le contrôle !

Après avoir vu cette vidéo, dis-moi quelles étiquettes pourrais-tu gardées sur la peau ?

Pour moi, ce serait « optimiste », « confiante », « belle », etc. 😉

Bisous,

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre peurs et phobies

Hello hello cher ami,

Comme prévu, comme nous sommes jeudi, voici mon premier article « personnalité ».

Étant donné que je me considère comme quelqu’un de relativement « peureuse », le sujet de cet article concerne les peurs et les phobies. Qui n’en a pas ? Tu as déjà fait le compte de tes peurs ? De quoi as-tu peur ? Parviens-tu à maîtriser ta peur ?

Bon, encore une fois, je reprends mon Petit Larousse, édition 2005. D’abord, quelle différence y a-t-il entre la peur et la phobie ?

Peur : Sentiment de forte inquiétude, d’alarme, en présence ou à la pensée d’un danger, d’une menace.

Phobie : Aversion très vive. Peur instinctive. Crainte déraisonnable déclenchée par un objet, une personne, une situation et dont le sujet reconnaît généralement le caractère inadapté.

De manière générale, je n’aime pas les extrêmes. Je n’aime donc pas le terme « Phobie » parce que c’est est un.  Le mot « peur » est un peu moins fort et me sied mieux. La phobie est une peur irraisonnée, dont on ignore en général l’origine et qui est difficile à contrôler. Plusieurs de mes peurs, comme la peur des couteaux et objets pointus (achmophobie/aichmophobie), ne semblent pourtant n’avoir aucune origine. Quand je parle d’une de mes peurs, la réaction des gens serait de me demander « Pourquoi j’ai si peur de… ? ». A quoi je hausse les épaules : « Aucune idée ! » Parfois, en toute bonne foi, j’ai droit à quelques conseils : « tu devrais faire des séances d’hypnose », on m’a même conseillé « la réflexologie plantaire ». J’ai envisagé d’aller voir un psy pour essayer de déterminer l’origine de mes peurs et mieux les surmonter. Quelqu’un m’a suggéré une fois que leur origine remontait peut-être à une vie antérieure…

Le truc, c’est que j’ai, malgré tout, appris à en contrôler certaines. Ce qui fait que quand j’en parle aux gens , ils semblent, au premier abord, surpris. Pourtant, à chaque peur, je peux avoir des réactions étranges…

En y pensant, je suis allée me renseigner sur Internet. J’ai repris une liste reprenant les phobies les plus ou moins reconnues… Je vais faire un petit tri… De la peur irraisonnée à la simple peur… Comment elle s’est-elle manifestée et comment je l’ai contrôlée (… ou pas).

Peur irraisonnée/Phobies

  • Les hauteurs (acrophobie) ou la peur de grimper en hauteur (Catapédaphobie)

(Vertical limit, film, 2000)

Plusieurs fois, cette peur s’est manifestée. Plusieurs fois, je suis restée tétanisée à regarder le vide, collée contre une paroi, impossible d’avancer vers le haut, et de redescendre vers le bas. À la fin, je ne sais pas si ce sont les hauteurs ou le vide qui me font peur. Je crois que ce sont les hauteurs quand elles sont visibles c’est à dire quand on a la sensation de vide en dessous de soi. Ce qu’on appelle aussi le vertige.

Pourtant, (et là, je suis assez fière de moi !) lors de vacances en montagne, j’ai tenté un parcours « aventures ». Tu sais, le genre de parcours, ou tu grimpe dans les arbres et glisse le long d’une tyrolienne !!! Deux heures que j’ai tenu !!! Et pas une, pas deux mais plusieurs tyroliennes que j’ai descendues !!! Alors, j’étais fière !!! J’ai regardé droit devant, pas en bas, ça aurait été foutu !!! J’ai visualisé mon objectif : arriver de l’autre côté ! J’avoue… j’ai fermé les yeux quelques fois. J’étais attachée et je me suis raisonnée !! Yahooooo !!!! Au bout de deux heures, j’ai paniqué à l’escalade. Pas de chance ! mais contente quand même d’avoir dépassé l’une de mes peurs !!!

 

  • Les couteaux et objets pointus (Achmophobie / Aichmophobie)

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu peur des objets pointus et particulièrement des aiguilles. Ma mère raconte à qui veut l’entendre que, lorsque j’avais deux ans, en visite chez le pédiatre, alors qu’il s’apprêtait à m’administrer un vaccin, je me suis mise à courir à travers la pièce, fesses à l’air. Quand le pauvre médecin, aidé par maman, me rattrapa, qu’il voulut planter son aiguille dans mes fesses, celle-ci se plia comme si elle avait tenté de percer un gros caillou. Le pédiatre prétendit qu’il n’avait jamais vu cela. A douze ans, le jour de mon diplôme de primaire, c’est à une amie de la famille, infirmière, que revint la tâche de m’administrer le fameux vaccin. Aussi contractée, sa mission fut plus aisée…  aux dépens de la mains de sa fille, l’une de mes amies, que mes ongles avaient maltraités. Ces réactions phobiques se répétèrent à chaque fois qu’une aiguille doit transpercer ma peau. Mais le vaccin de mes douze ans sera le dernier que l’on m’a contraint à faire. Et oui, je ne suis pas en ordre niveau vaccination et je ne me déplacerai probablement jamais dans un pays où des vaccins supplémentaires seraient requis !!!

Pourtant, cette année, par soucis médical, j’ai dû effectuer une prise de sang. J’avoue que le médecin a du me faire deux papiers, à six mois d’intervalle, pour que je prenne mon courage à deux mains et me rende au centre d’analyse. Tu sais quoi ? … Je n’ai rien senti !!! J’ai fermé les yeux, tourné la tête, et c’était fini ! J’ai peut-être une chance de venir à bout de cette peur irraisonnée.

Les couteaux… Je ne sais toujours pourquoi j’ai peur des couteaux et cela, depuis presque autant de temps que les piqûres ! Cependant, c’est un fait… une autre peur irraisonnée.  Ma mère parle toujours en faisant de grands gestes mais elle le fait également quand elle pelle les pommes de terres !!!! Et oui ! Les couteaux à éplucher les pommes de terre m’ont fait fuir, plus d’une foi!s, la cuisine de maman ! En cours de physique, au milieu du secondaire, des « p’tits cons » avaient sortis leurs canifs. C’était les années 90 et beaucoup d’ados que je connaissais s’en trimbalait un. Mais, en cours de physique, ce jour-là, je me suis retrouvée tétanisée, glissant du haut de ma chaise de laboratoire, presque sous la table. Heureusement, ils les ont rangé à temps, je me suis redressée et personne n’a rien remarqué !

Bien que j’ai pu réprimer un peu cette peur en me mettant à la cuisine, je ne mets jamais de couteau à viande à table ! Après tout, j’ai bien appris l’art de couper mes steaks avec un couteau à beurre, mes invités peuvent faire de même !

 

 

  • Peur des espaces publics et, par extension, de la foule ; plus généralement, des espaces où la fuite est rendue difficile (foule, mais aussi lieux déserts) (Agoraphobie)

(Walking dead)

J’aurais plus de mal à parler de cette peur et je crois que j’en parlerai, à part, dans un autre article. Car de mes peurs, c’est celle que j’arrive le plus difficilement à contrôler et qui peut m’empêcher d’accomplir bien des choses.

 

  • Peur des espaces confinés (claustrophobie)

Je trouve que cette peur est assez proche de l’agoraphobie. De petite taille, dans la foule, je suis aussi sujet à de la claustrophobie. D’une part, j’ai besoin de mon espace, de ma bulle protectrice qui a tendance à éclater dans la foule (agoraphobie). D’autre part, de petite taille, je me retrouve souvent la tête entre deux dos et dans ce cas, mon espace personnel est encore plus restreint, je n’ai plus vraiment l’impression d’être dans la foule mais dans un espace confiné, sans fenêtre ni porte.

C’est ainsi que je ne supporte pas les files d’attentes, la fosse dans des salles de concert où tous autres lieux publics. J’ai cette double peur qui m’envahit aussitôt. Pourtant, je ne laisse pas ces peurs m’empêcher de sortir dans ces lieux

En effet, les personnes avec qui je sors généralement connaissent mes angoisses et forment autour de moi une sorte de bouclier et laisse un mètre de distance entre nous. La discussion est aussi un bon moyen d’oublier ma peur. Sinon, je ne sortirais plus de chez moi !

La claustrophobie est une de mes peurs les plus évidentes. L’une de mes premières crises s’est faite, quand j’avais une dizaine d’années, dans mon lit. En pleine nuit, je me suis réveillée la tête sous les couvertures. J’ai tellement paniqué qu’il m’a fallu trois longues minutes pour m’extirper de dessous les draps.

 

Simple peur

  • Les ombres (sciophobie)

Celle-ci est une peur passagère, une réaction face à un probable danger, qui se révèle inexistant. J’ai peu d’exemples en mémoire. Mais l’un en particulier… Une ombre sur l’autoroute ! Cette ombre m’a fait peur pendant tout un hiver. J’avais beau savoir que ce n’était rien de grave, je sursautais à chaque fois que je passais par là et que je la voyais. Elle apparaissait sur un pont d’autoroute tous les soirs. Je savais ce que c’était… des simples décorations de Noël, mais reflété sur la tarmac de l’autoroute, je prenais cette ombre pour un piéton. Quelle idée absurde, un piéton sur l’autoroute ! Mais, ne serait-ce pas possible ? Je suis sûre que si je voyais à nouveau cette ombre, ma réaction serait semblable à cette hiver-là.

 

  • Peur de l’étouffement, notamment par des angines de poitrine (angiophobie)

Cette peur, je pense, doit aussi avoir un lien avec la claustrophobie. Cette peur d’étouffer par manque d’air… il m’arrive aussi de faire des crises de panique quand j’ai trop chaud et que l’air est irrespirable ou quand je suis malade et que j’ai du mal à respirer. Dernièrement, je me suis chopée une angine et c’était affreux. J’avais du mal à respirer par le nez et quand j’ouvrais la bouche, cela me faisait souffrir davantage. Alors, pour ne pas y penser, je dois rester active, je bouge, je sors à l’air libre, je ne tiens pas en place. Quand ça va mieux, je souffle mais je crains à l’avance du moment où j’aurai à nouveau du mal à respirer.

Ensuite, le nez bouché la nuit, c’est une horreur. Je me réveille en sursaut pendant la nuit, prise de panique; Pour éviter cela et je sais que ce n’est pas bien, je mets des gouttes nasales avant d’aller au lit. Mieux vaut prévenir que suffoquer.

 

  • Peur de se mettre en colère en public (angrophobie)

Je ne sais pas si c’est le fait de me mettre en colère en public qui me fait peur ou alors le fait de bafouiller, de perdre mes mots ou d’avoir l’air ridicule. N’aimant déjà pas les conflits, quand je sens que la colère monte et que je suis en public, je déguerpis assez vite.

 

  • Peur de l’échec. (atychiphobie)

La peur de l’échec, n’est-ce pas un bon moyen pour prétendre ne pas commencer ou entreprendre quelque chose de nouveau ou ne pas aller jusqu’au bout, visualisant déjà l’échec ? C’est clairement un manque de confiance en moi et c’est souvent mon excuse !

 

  • Peur du regard des autres (blemmophobie)

Sans cesse, je me demande ce que pense les autres de moi. Je dis souvent que si je devais avoir un super-pouvoir, ce serait de pouvoir lire dans les pensées. Quand je m’exprime honnêtement, je ne peux que me demander : « Que pense réellement cette personne de ce que je dis, de ce que je raconte ? »

 

  • Peur du dentiste (dentophobie)

Je ne vais pas mettre celle-la dans les « vrais » phobies mais cette peur est complètement irraisonnée. Pourtant, c’est une vrai peur !!! La preuve ? Quand j’étais plus jeune, ma mère prenait mes rendez-vous avec son dentiste. J’ai fait une crise de panique alors que j’étais sur le fauteuil. Je hurlais, criais, voulais m’en aller. Elle a juré qu’elle ne m’amènerait plus voir son dentiste et le rendez-vous suivant s’est fait chez un inconnu. Quand j’ai quitté la maison familiale, il m’a fallu six ans pour que je reprenne un rendez-vous. Heureusement, j’ai une bonne dentition mais je ne suis pas à l’abri des caries. J’ai eu droit à trois séances d’affiliée, aucune piqûre et rien de douloureux mais à chaque rendez-vous, l’envie de faire marche arrière et de partir en courant. Étant adulte, j’étais obligée de me contrôler pour ne pas avoir l’air débile ou folle sur le fauteuil du dentiste.

Par extension, si j’y étais obligée… je ne sais pas comment je réagirais face au chirurgien-dentiste (odontophobie)

 

  • Peur de vieillir (gérascophobie)

Qui ne fait pas sa crise de la trentaine, de la quarantaine, de la cinquantaine, etc. Des caps à passer et c’est pas toujours facile. Il y a deux ans, j’ai passé le cap des 30 ans et j’ai eu beaucoup de mal mais j’en parlerai dans un prochain article.

 

  • Peur des cadavres (nécrophobie)

J’avoue que j’ai rarement vu de cadavres humains. Le seul que j’ai dû voir est celui de mon grand père et ce fut un grand choc mais toute la situation dramatique d’un deuil fait cet effet. Sur le coup, je pense surtout aux cadavres des animaux et particulièrement les petites bêtes que nos amis les chats nous rapportent en cadeau.  Quand j’étais plus jeune, j’avais un chat que j’adorais plus que tout, affectueux et surtout très bon chasseur. Pendant les vacances scolaires ou quand j’étais malade, j’étais souvent seule à la maison (ou avec ma sœur). Et donc, mon cher ami me ramenait ses petits cadeaux en bas de l’escalier qui mène à l’étage. Il les déposait avant mon réveil pour me souhaiter « bon matin ». Une horreur !!! Je hurlais, criais sur le félin, fermais la porte des escaliers et courrais me réfugier dans ma chambre. Puis, avec le portable de l’étage, j’appelais avec espoir mon voisin retraité (qui avait la clé de la maison) pour qu’il vienne ramasser ce foutu cadeau. Et seulement, je descendais prendre mon petit déjeuner. Encore aujourd’hui avec mes deux chats, il m’arrive de devoir ramasser ces petits cadavres. Quand je les découvre le matin, j’avoue qu’il me faut un moment pour me décider à les ramasser. J’avoue, j’ai honte de le dire, qu’il m’arrive d’attendre la journée pour le faire. Et heureusement que personne ne me regarde ! J’ai un truc !

Préparation : un sac en plastique très grand, une ramassette et un balai avec un grand manche

Mise en place : le sac en plastique à côté de moi (à une longueur de bras), la ramassette à 1 m de mes pieds, juste devant le cadavre de la petite bête, le balai que je tiens au bout du manche dans la main.

Action : un coup de manche et la créature dans la ramassette. Je dépose le balai derrière moi. De ma main droit, j’attrape le manche de la ramassette cette fois et de la main gauche le sac en plastique bien ouvert. Et là ni une ni deux, le cadavre dans le sac que je referme prestement à double tour sans vider l’air. Et poubelle !

Heureusement, que mes deux femelles ne sont pas de grandes chasseresses et que ça n’arrive pas très souvent.

Pour info, je n’ai pas choisi d’avoir des chats. Je n’en voulais pas à cause de cette peur complètement irraisonnée. Mais, quand j’ai aperçu cette petite chatte, pleine, sur ma terrasse, tellement mince qu’il paraissait évident qu’elle n’avait pas de foyer. Je n’ai pas hésité et j’ai même gardé l’un de ses bébés. 

 

Il y a d’autres peurs qui me paralysent. Et oui, encore ! Mais je ne vais pas en parler dans cet article. Ce sont des peurs qui sont liées les unes aux autres et que je n’ai pas encore appris à gérer. 

 

Et toi, dis-moi, de quoi as-tu peur ? As-tu affronté tes peurs ? As-tu essayé ?

Au quotidien, j’essaye d’affronter les miennes. J’ignore l’origine de mes peurs. Je n’ai jamais été blessée gravement par un couteau, je ne suis jamais restée trop longtemps enfermée dans un espace clos, je n’ai jamais été agressée par un dentiste ni par personne en fait.

C’est pour cela que je nomme mes peurs « irraisonnées » et surtout « irrationnelles ». Je ne sais pas d’où elles viennent mais elles peuvent provoquer chez moi de véritables crises d’angoisse. Quand j’arrive à les surmonter, je sens en moi une sorte de liberté. C’est un excellent sentiment.

Mais, pour tout dire, je ne les avoue pas facilement. Le plus souvent, je dis « Je n’aime pas le dentiste », « Je n’aime pas la foule », « Je n’aime pas les piqûres »… Voilà, ça veut tout dire.

Alors qu’est-ce que tu n’aimes pas ? Je te dirai de quoi tu as peur 😉 !

 

Bisous,

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

 

 

 

L’ami idéal

Je dois être la seule à avoir encore dans ma bibliothèque un dictionnaire format papier. Ça devient plutôt rare… J’ai ouvert mon « Petit Larousse illustré, édition 2005 » reçu comme cadeau de Noël, cette année-là, et cherché quelques définitions pour faire le point :

Ami(e) : Personne pour laquelle on a de l’amitié, de l’affection, ou avec laquelle on a des affinités.

Amitié : Sentiment d’affection, de sympathie qu’une personne éprouve pour une autre ; relation qui en résulte.

Copain : Camarade de classe, de travail, de loisirs, etc.

Camarade : Compagnon avec lequel on partage une activité (étude, loisir, etc.)

Compagnon : Personne qui accompagne quelqu’un, vit en sa compagnie. HIST. Compagnon de voyage. 

Chacun a une idée précise d’un ami : un idéal !

Il y a des amis pour un temps, des amis pour toujours…

Il y a des amis avec qui on s’amuse, des amis à qui on se confie…

Il y a des amis d’enfance, des amis à chaque étape de notre vie…

Mais l’ami idéal, est tout cela en même temps ! C’est mon avis ! 

L’ami idéal est l’ami pour un temps, quelque soit la situation, il est toujours là quand j’ai besoin de lui et aussi, quand je n’en ai pas besoin.

Avec l’ami idéal, je m’amuse souvent et me confie de tout.

L’ami idéal me connait si bien qu’on pourrait croire qu’on se connait depuis l’enfance.

Mais, l’ami idéal existe-t-il ?

La question ne serait-elle plutôt pas « Suis-je un ami idéal ? »

On peut attendre plein de choses d’un ami mais l’amitié doit fonctionner dans les deux sens ! La définition du Larousse attire l’attention sur l’affection.

Les sentiments que l’on éprouve et les actes que l’on accomplit en tant qu’ami sont deux choses différentes. Ne pourras-tu savoir si cette personne est ton ami, que si son amitié as été prouvée ? Et qu’en est-il de ses propres sentiments, de ses propres émotions ? Pourquoi les actes d’une personne que tu croyais être un ami ne reflète pas l’idéal que tu t’en fais ? Et toi, reflète-tu son idéal ?

Avant, je faisais cette distinction entre « ami » et « copain ». Mais l’ami, pour moi, n’était que cet idéal. Pour un temps, j’avais un ami, qui, avec la théorie de l’ami idéal devait forcément me décevoir. Tous les autres, amis d’école, amis d’activités sportives, amis rencontrés lors de fêtes ou en toutes autres circonstances, rentraient parfaitement dans le moule des « copains ». Un copain, c’est pas un ami, juste un copain. Et puis, quoi ?

Facebook a rendu les choses moins compliquées ! Tout le monde peut être ton ami ! Et puis quoi encore ???

Pour un temps ou pour toujours, j’ai des amis avec qui je m’amuse et partage des passions, des amis d’autrefois que j’ai perdu de vue, des amis d’aujourd’hui avec qui je profite des moments présents, des amis à qui je me confie, des amis qui son incapable de garder mes secrets (mais qui sont quand même des amis), des amis qui me prennent la tête, des amis qui me font la morale, des amis…

Quoiqu’il en soit, je crois qu’un ami te marquera pour toujours. Même si tu n’a plus de contact avec lui, même si votre relation s’est mal terminée, même, si pour aucune raison apparente, cette amitié s’est achevée du jour au lendemain, cette amitié a été importante pour toi, elle a existé. Tu peux fermer les yeux mais ne pas prétendre le contraire (dixit les nombreux commentaires qui ont tendance à affluer sur facebook)

Attention, si je ne fais plus de distinction entre « ami » et « copain », je ne fais entrer aucune connaissance de moins d’une semaine dans cette catégorie ;-).

Et toi, as-tu déjà rencontré l’ami idéal ?

Bisous,

Crazy Scorpion Girl 1984