Archives pour la catégorie Coin Philo

Ici, je partagerai mes points de vue personnels et philosophiques sur certains sujets comme les peurs, la jalousie, le bonheur,… Je raconterai aussi des histoires très personnelles qui m’amènent à me poser des questions essentielles, etc.

Voyage en Crête avec maman

Hello, hello, cher ami,

Me re-voici !

Excuse-moi pour cette très longue attente… J’avoue que j’étais pas mal occupée ces temps-ci, vraiment beaucoup, beaucoup… Pardonne-moi 😉 !

Mais je suis de retour. Finies le vacances, retour, boulot, métro, dodo et… plein d’autres occupations….

Bref, voilà ce que j’ai fait en début de ce mois de septembre !


Pour commencer en beauté, je me suis payée une semaine en Crête (enfin pour dire vrai c’est ma mère qui a payé et m’a invitée)… Une belle semaine… M’enfin, quand même avec ma mère, faut s’accrocher ! Dès le premier jour, j’ai eu droit à une réflexion du genre « c’est vrai, tes parents ne comptent pas pour toi » juste après que j’ai commandé son gâteau d’anniversaire au restaurant de l’hôtel et après avoir utilisé la moitié de ma valise pour y mettre son cadeau. « Merci, maman ! »

Entre autre, j’ai découvert également qu’elle me trouvait égoïste et alcoolique (bon dans ce cas, elle a peut-être des raisons…) mais bon, quand on a découvert les cocktails monstrueusement « dégueu » du service all-inclusive de l’hôtel, elle m’a fait acheter le nécessaire pour préparer une tequila sunrise qui avait un vrai goût de tequila.

Nous avions réservé une chambre dans un hôtel situé à 4 km de la ville de Chania ou Hania (le h prononcé comme le g néerlandais) mais les deux écritures semblent correctes. Les grecs ayant quelques problèmes avec notre alphabet, ont tendance à écrire les mots de manières différentes (que ce soit pour les noms de ville, les noms de rue ou tout autre mot). Tous les panneaux sont donc écrit en alphabet grec, puis en alphabet latin. Évidemment, à moins de connaître le grec, il serait impossible pour les touristes de s’y repérer un minimum autrement.

Nous étions donc à 4 km de Chania. Pour s’y rendre, il suffisait simplement de prendre le bus 21 comme nous l’avais annoncé sur place l’hôtesse de notre agence de voyage. Celle-ci nous avait, par ailleurs, donné une carte de la ville pour nous aider à nous repérer. Sur cette carte, un bus rouge était dessiné indiquant bien le terminus de notre bus. N’est-ce pas clair ? Et bien ! Pas tant que ça ! Maman ne comprenait pas ! Le bus rouge ne représentait-il pas le départ du bus touristique (tu sais, comme celui que tu trouves à Londres ou Barcelone ?), celui que je lui avais proposé de prendre pour découvrir la ville ? Tu l’a compris ! Ma mère est une grande stressée, plutôt très angoissée.

En ce qui me concerne, au moment du départ, j’étais assez détendue ! Arrivée sur place, le temps de trouver le bus touristique, je l’étais beaucoup moins ! Je te laisse deviner pourquoi ! Entre « On va se perdre ! » ou « Demande ton chemin ! » ou encore « Où est-ce qu’on est ? », je n’en pouvais plus. Au bout d’un quart d’heure, on l’a trouvé ce fichu arrêt. Le bus est arrivé, on est monté dedans.

Il faut savoir que comme, dans la plupart des pays du Sud, les gens aime prendre le temps, sans doute à cause de la chaleur. Et si je manque souvent de patience, je fais avec ! Maman ? Pas vraiment ! Plus encore quand le chauffeur a mis trois quarts d’heure avant de démarrer ! Tu connais le principe du bus touristique ? Tu le prends à un endroit, tu as en main la carte des arrêts qu’il effectue, tu descends et tu remontes où tu veux ! J’ai senti que ça n’irait pas du tout ! A chaque fois que je voulais lui proposer, je regardais direction maman, et voyant son air stressé, je préférais éviter.

Nous avons donc fait tout le circuit d’1h30 d’une traite. « C’était vraiment trop long ! » C’est pas moi qui l’ai dit, j’ai apprécié la visite et les paysages, maman ne s’est pas déridée et il fallait bien descendre quelque part… Mais s’arrêter là où on l’avait pris nous aurait fait reprendre aussi sec le bus pour retourner à l’hôtel. Maman ne se sentait vraiment pas bien et cela faisait déjà une demi-heure qu’elle disait avoir faim. Heureusement, nous nous sommes arrêtées à proximité de l’ancien port vénitien… Des restaurant tout du long et quelques petites échoppes… un paysage magnifique !

Maman s’est enfin déridée. On a profité d’un bon repas très copieux. Puis, nous nous sommes baladées le long du port et on en a profiter pour faire quelques photos. Vers 16h, j’ai sorti la carte de la ville et étonnement, malgré le fait que les noms de rue n’y était pas tout à fait écris de le même manière que sur les panneaux, je m’y suis bien retrouvée. Voyant que je m’en sortais plutôt bien pour lire la carte, maman s’est un peu rationalisée. Nous avons repris le bus et sommes rentrées saines et sauves à l’hôtel 😉

Au départ, j’avais envisagé de loué une voiture pendant le séjour mais, j’avoue, qu’après cette journée, j’ai abandonné l’idée.

Je pourrais encore en raconter mais je vais en rester là pour les aventures avec maman. Nous sommes retournées à Chania deux jours plus tard, en soirée, pour boire un cocktail 😉 Comme j’avais entendu qu’un autre bus pouvait nous emmené à Chania et que le 21 venait de passer devant nous sans s’arrêter, nous sommes montées dans le 15. Je ne te dis pas la tête de maman 😀 !

Nous avons pris quelques jours plus tard une excursion organisée pendant laquelle nous avons traversé trois provinces du district de La Canée, nous y avons découvert de magnifiques paysages,

  • la grotte d’Agia Sophia à Topolia (une centaine de marches pour l’atteindre, un peu de sport mais une vue imprenable)

  • Le monastère Chryssoskalitissa dont la vue sur la mer de Libye est superbe

  • La plage rose d’Elafonissi (j’avoue qu’il faut le chercher le sable rose mais la plage est magnifique et l’eau translucide assez chaude)

  • Le village de Paléochora (moins touristique que Chania mais vraiment très beau et très sympa, j’envisagerai d’y aller pour de prochaines vacances 😀 )

 

 

Un chouette journée donc ! Plein de découvertes !

Pour le dernier jour, je voulais faire des emplettes pour ramener des cadeaux aux amis. Comme je n’avais pas envie d’être pressée ou stressée, j’ai tenté de convaincre maman de me laisser partir seule une dernière fois pour Chania. (C’est à cette à occasion qu’elle a considéré que j’étais égoïste). Mais, comme elle avait attrapé un escarre lors de notre excursion, elle a cédé. Le port de Chania, tôt au matin, est vraiment très agréable, peu de gens, calme, les restaurants se préparent pour le petit déjeuner des touristes, les commerçants préparent leur boutique, balaie devant leur porte… Vraiment chouette ! J’ai bien profité !

Le lendemain, retour ! De 34 °c, nous venons de passer à 14 °c ! Il pleut des grêlons, il fait froid. A la maison, je rallume le feu immédiatement… Je me prépare à retourner a boulot !

Pour conclure cet article…

Après une dizaine d’années sans vacance au soleil, je dois dire qu’elles m’ont fait du bien. Je peux remercier maman pour ce cadeau. Mais si le soleil de Crète m’a fait du bien, j’avoue que les vacances avec elle ne m’ont pas vraiment permis de me reposer. Je crois qu’à la fin, elle s’est un peu rendue compte qu’elle avait été pénible. J’ai parfois eu l’impression d’être avec un enfant, à quel point elle se plaint de tout, la nourriture, l’ambiance, etc… Je n’ai pas l’esprit d’un leader. En général, je suis plutôt une suivante mais là, j’ai du prendre les rennes et c’est un peu ce qui m’a fatigué.

À la fin, elle m’a dit qu’elle avait bien aimé et qu’elle s’était plût. Elle s’est même inquiétée de savoir si j’avais apprécié.

Ce qui est le cas ! Vraiment !

Et toi, comment ont été tes dernières vacances ? en amoureux ? en famille ? en tête à tête avec ta maman ?

 

Bisous,

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

 

 

Départ en vacances

Hello, hello cher ami,

 

Pardon pour le retard 😉 Cette semaine a été très chargée. Dans moins de 4h, je pars en solo à la montagne. J’emmène seulement mon chien. C’est la voisine qui s’occupera de mes chats.

Mais cette semaine n’a pas été facile. J’ai travaillé tard du lundi au mercredi, rentrant même du boulot à 21h passé. Je suis un peu « out » et j’espère que ma semaine de vacance me permettra de me remettre sur les rails.

De plus, j’ai failli devoir les annuler ces vacances ! Et oui, il m’arrive d’avoir des retard de paiement. Hors, c’était le cas pour mon assurance de voiture. J’ai donc téléphoné à mon courtier pour régler le problème et là est survenu un autre problème. N’ayant pas reçu ma facture, je m’inquiétais tout de même ! Et voilà que le courtier m’annonce que mon contrat d’assurance a été résilié par une autre agence. J’aurais soi-disant signé un document leur donnant droit. J’avoue que j’ai eu chaud. Aucun souvenir d’avoir signé un quelconque document. Bref, le problème fut réglé en trois jours mais en attendant, il s’avéra que je roulais sans assurance depuis au moins un mois sans m’en rendre compte !!! Ce qui s’est passé… L’assuré qui résiliait son contrat avait un numéro de police identique au mien à l’exception d’un chiffre. Mais bon, en voyant la résiliation de ce contrat, l’assureur n’aurait-il pas du prendre contact avec moi ? En fait, il n’avait même pas remarqué le changement. Je trouve ça fort quand même. Du coup, j’envisage de changer d’assureur et donc, cette fois, si résiliation il y a, plus d’erreur possible. Et oui, j’ai été remontée.

Ce problème a également engendré une dispute avec le clan parental puisque mon assureur est le leur depuis 30 ans et qu’ils n’ont jamais eu de problème. Qui plus est, alors que je m’inquiétais de la situation et que je l’ai contacté à plusieurs reprises, ce n’est pas moi que l’assureur a recontacté pour m’avertir de la situation. Il a appelé mes parents. Incroyable ! Franchement, à passé 30 ans, on pourrait croire que je réglerais mes problèmes comme une grande. Cela m’a mis hors de moi. Comment aurais-tu réagi, toi ?

Bref, me voilà calmée, valisée presque terminée. Je ne promets pas que je serais capable d’écrire un nouvel article pendant cette semaine. Je loge dans un petit bled à proximité de Gérardmer, dans les Vosges et à mon avis, il ne devra pas avoir beaucoup de réseau. En tous cas, j’emmène mon ordinateur portable.

En effet, je ne te l’ai pas encore dit mais je compte commencer une formation à l’écriture dès septembre et j’aimerais déjà y travailler. J’envisage l’écriture d’un roman. Parallèlement, j’ai commencé à réfléchir à la conception d’un jeu de société que j’aimerais faire éditer. J’y travaillerai aussi puis je profiterai de longues balades avec Enki et du bon air de la montagne (mais si la météo prévoit un temps de m…). J’espère revenir revigorée 😉

 

Bisous,

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

 

 

 

 

Une histoire taboue

Hello, hello cher ami,

Alors nous y voilà… Un article difficile à écrire mais auquel je pense depuis que j’ai créé ce blog !

Je vais aborder un sujet extrêmement tabou dans lequel je joue un rôle pas très glorieux. Je vais faire des aveux  et t’expliquer mon point de vue, ma situation. Sur ce cas, tu peux me juger mais j’assume mes décisions et mes choix…

Cet article fait suite à celui sur les peurs que j’ai écrit précédemment. Il va aussi parlé du cap de la trentaine, de conscience, bonne et mauvaise, et de sexe et de tromperie…


 

Les « pourquoi »…

J’ai 32 ans et je suis célibataire… Depuis toujours à vrai dire ! J’ai bien eu un petit ami quand j’ai eu 18 ans mais j’ai cassé au bout de deux semaines. Pourquoi ? La peur… Tu te rappelle cet article que j’ai écrit au sujet de mes peurs, je l’avais terminé avec des points de suspension à la fin. Car cette peur m’a bloquée depuis toujours, c’est une peur difficile à définir parce que je n’ai pas mis le doigt sur sa véritable origine. Peur de l’intimité ? Peur de l’attachement ? Peur de tomber amoureuse et de s’engager (philophobie) ? Peur d’être blessée ou déçue ? Peur de la proximité ? C’est par cette dernière que je me qualifiais. Ce besoin de conserver autour de moi ma bulle protectrice. J’avais cette incapacité de laisser les gens m’approcher, me toucher, me serrer dans leurs bras. Si je faisais la bise pour dire « bonjour », je cessais presque de respirer. Pourquoi ? Une éternelle question dont je n’ai pas de réponse. Peut-être comprends-tu de quoi je veux parler ? C’est aussi une peur que je ne laissais pas paraître. C’est pour ça que j’avais tendance à retenir ma respiration… Un mauvais cap à passer… Et puis, c’était fini !

C’est ainsi qu’à 30 ans, j’étais célibataire vivant seule avec mon chien et mes deux chats. Et pour tout dire, je déteste la solitude… La solitude et le silence. Et même si ces trois-là me tiennent compagnie, ils manquent un peu de conversation. J’ai tendance à déprimer quand je ne vois personne du week-end. J’ai donc entretenus mes amitiés. En même temps, je me suis beaucoup investie dans mon travail…

Financièrement aussi, ce n’est pas facile de s’assumer seule et j’ai reçu beaucoup d’aide de mes parents.

Donc, voilà les…  « pourquoi avoir eu du mal à passer le cap de la trentaine« . Sans compter que je me suis rendue compte qu’au niveau boulot, je n’étais pas tout à fait épanouie. J’apprécie mon travail mais  l’ambiance du milieu professionnel n’est certainement pas toujours au beau fixe. Le fait de travailler dans deux endroits à mi-temps me coûte un pont au niveau des impôts. Étant donné que je travaille, d’un côté comme de l’autre, à 45 minutes de chez moi, la voiture représente également un investissement financier, rarement remboursé.

Bon, cela dit, cet article ne va pas parler d’argent. Je me suis un peu égarée. Sorry 😉

Pourquoi il m’arrive de boire trop et ne pas savoir quand arrêter ? (Voilà qui va expliquer un peu mon article précédent). Pour ceux qui n’ont pas l’alcool triste mais plutôt joyeux, l’alcool peut lever les inhibitions et peut améliorer notre humeur et dans mon cas, me faire oublier mes peurs. Au lieu de fuir les contacts, je les recherche. Au lieu d’avoir peur de dire ce que je pense, je dis toute la vérité. Je suis dans un état euphorique et je perds la connexion d’une réalité pour entrer dans une autre. Ce qui me semble, en réalité, me correspondre le mieux. Je me sens plus moi ! Quand aux trous noirs, ben, je ne peux pas les prévoir, ceux qui sont avec moi, non plus…

Et si vous voulez en savoir davantage sur le plaisir et l’alcool, j’ai trouvé un article très intéressant en faisant une recherche sur google 😉

 

Le « quoi »…

Il y a un an, jour pour jour, l’un de mes meilleurs amis m’a proposé une soirée entre potes. J »avais travaillé la matinée du samedi et j’étais un peu fatiguée. Je lui ai donc dit que je serais sage, que je ne boirais pas et que je repartirais tôt. Su ce, il a bien rigolé et m’a, malgré tout, suggéré de prévoir de quoi passé la nuit sur place… Malgré la fatigue et mes bonnes intentions, j’ai préparé un sac avec pyjama et brosse à dents. Quand j’ai demandé s’il fallait apporter quelque chose d’autre, il a répondu « de la viande pour le BBQ… et une bouteille de tequila ». Euh… Oui !

Voilà mes bonnes résolutions tombées en éclats ! Je l’ai achetée cette bouteille de tequila !!!

Et puis, j’ai appris le nom qu’ils donnaient à leur petite soirée entre potes. Je ne te le confierais pas ici car cela devrait être une marque déposée. Mais ce nom présageait parfaitement du déroulement de la soirée. Bref, nous somme arrivés à la maison d’un de ses amis, un peu à l’avance, ou l’hôte avait un peu de retard. Il devait encore mettre ses filles au lit. Entre temps, il nous a proposé un verre… soft pour commencer, un bon verre de verre rouge.

C’est encore ce que j’ai pris quand on a commencé à dîner… Une fois la viande cuite et le repas, pas encore achevé, les bouteilles de tequila se sont retrouvées au milieu de la table, entourée de verres à shots, de quelques tranches de citrons et d’une salière.

Nous étions quatre à cette soirée : trois mecs et une fille. Leur copine, déjà intronisée à ce genre de soirée, n’avait pas pu se libérer pour celle-ci. Donc, la fille, c’était moi.

Un shot, Deux shots, Trois shots… On rigole bien ! On court dans l’herbe, quelqu’un vomi dans le buisson des voisins…Une vraie déchéance 😉 Mais on ne le remarque pas, on est tous dans le même état !

Un peu avent minuit…

 

Deux heures plus tard… Et c’est là que ça devient chaud !

Je suis dans un lit double et je ne suis pas toute seule. Je reprends mes esprits. Qu’est-ce que je fais là ? Comment j’y suis arrivée ? C’est très perturbant.

Un homme me caresse pour la toute première fois et je me rends compte que j’apprécie vraiment cela. Je n’ai pas envie qu’il arrête. Je le regarde dans les yeux. Il me demande s’il doit arrêter. J’hésite…

Et pour cause…

Il est marié et a deux petites filles. Je culpabilise. Mais encore sous l’effet de l’alcool et avec la sensation de bien-être que j’éprouve pour la première fois, je lui fais signe de continuer…

Je ne ferme pas les yeux quand c’est fini. On recommence au matin sous la douche. Je m’étonne d’apprécier cette proximité.

 

Le « Et après »…

Au matin, j’ai repris la voiture avec l’ami qui m’avait convié à cette petite soirée. Nous étions silencieux et n’avons pipé mot pendant tout le trajet. Je l’ai ramené chez lui.

Toute la journée du dimanche, j’étais à la fois bien et très mal. Je tournais en rond. Mon aventure de cette nuit m’a envoyé un message pour m’assurer qu’il avait passé un bon moment avec moi. C’était aussi mon cas. Même si, pour l’heure, j’avais très mauvaise conscience.

Et puis, un retour à la réalité… N’ayant jamais vécu de relation sexuelle, je ne prenais pas la pilule contraceptive. et il ne me semblait pas qu’il ait utilisé un préservatif. L’inquiétude monte, la peur aussi…

Lundi matin, je m’en vais chez le médecin qui me prescrit la pilule du lendemain et m’ordonne une prise de sang à faire la semaine suivante. Malgré ma peur des aiguilles, je n’ai pas tardé. Je n’avais pas le choix. Les résultats étaient rassurants.

Et après, on a continué.

Il est venu chez moi le mercredi soir. Avant tout, je voulais mettre les choses au clair.

  • Quelles étaient ces intentions ? Que voulait-il ? Pourquoi ?
    • Il m’a répondu sincèrement qu’il voulait juste prendre du plaisir, que sa femme ne le laissait plus le toucher et qu’il avait un manque de ce côté là. Je ne vais pas dire que je l’ai cru sur parole. Je ne suis pas idiote. Cela dit, c’est peut-être vrai. Ce qui est certain, c’est qu’il ne quittera pas sa femme, il l’a dit clairement et je l’ai bien compris, je t’assure. Si je la connaissais, je suis certaine que je n’aurais pas continué, je n’aurais même pas commencé.
    • De mon côté, je découvrais la passion du toucher, le sexe, une relation intime, etc. Par manque de volonté sans doute, j’ai balayé ma culpabilité et accepté la situation. Rien que du plaisir et pas de sentiments amoureux. Il profitait de moi et je comptais bien profiter de lui.

 

  • La honte… (j’hésite à te la révéler)
    • Je lui ai demandé s’il avait remarqué que j’étais toujours… hum… vierge, quoi ! Bien sur, il l’avait constaté. Sur ce, je lui ai fait remarqué que je ne prenais pas la pilule et que je ne pensais pas qu’il avait utilisé de préservatif.
    • Il m’a répondu tout bonnement qu’on était pas allé jusque là… Merde ! Je croyais que… Bon, et bien, cette fois, je veux aller jusqu’au bout !

Je ne pensais pas que ça durerait. Je pensais qu’il se lasserait, qu’il irait voir ailleurs. J’attends le moment qu’il dise que c’est fini mais on se voit toujours à raison d’un fois par semaine au minimum.

 

De mon côté, je ne suis pas honnête… Comment dire… ?

 

  • Chose établie : avant lui, je n’avais eu aucune relation sexuelle.
    • Mais je n’ai jamais au de relation amoureuse non plus. J’ai bien une idée de ce que doit être l’amour, avec un grand A. J’adore les comédies romantiques et ce que je préfère ce sont les histoires qui se terminent bien. Il m’arrive d’ailleurs de me mettre en boucle la fin d’une comédie romantique. Pourtant, je prétends ne rien connaître au romantisme. Bon, pas nécessaire de me dire, « la vrai vie, c’est pas comme dans un film ». J’en suis consciente. Même si je crois qu’il est toujours permis de rêver.

 

  • Donc… J’ai un peu paniqué… « Juste pour le plaisir, pas de sentiment amoureux » OK, j’ai bien compris le principe et je suis tout à fait d’accord ! La situation s’aggraverait encore dans le cas contraire. Donc, de peur de tomber amoureuse du premier homme avec qui j’ai « fait l’amour », je me suis inscrite sur un site de rencontre avec l’intention de trouver quelqu’un, célibataire, pour pouvoir terminer cette relation culpabilisante. Le problème c’est que, sur ce genre de site, tu trouves de nombreux célibataires, prêts à s’engager à vie dans une relation plus que sérieuse. Et voilà que j’ai pris mes jambes à mon coup. Je ne suis pas encore assez préparée pour cela. Et puis…

 

  • Première relation sexuelle à 31 ans… Autant te dire que ma libido s’est sacrément lâchée… Matin, midi et soir, je suis rentrée dans un état d’excitation constant. C’était assez horrible, en fait… Alors, j’ai trouvé un moyen de la combler. D’abord, j’ai choisi des sites de rencontres qui proposait des sextchats (oui, je sais, déconseillés… et surtout interdits au moins de 18 ans, dangereux parce que tu ne sais pas qui se cachent derrière son écran, etc, etc…). Mais j’en avais besoin et je ne pouvais LUI dire que venir une fois par semaine, c’était franchement pas suffisant. Je pense, cependant, avoir été assez prudente. Et maintenant, qu’elle est un peu retombée, je me suis désinscrite de ces sites. J’ai seulement gardé un contact avec qui ça se passait bien et qui habite à plus de 400 km de chez moi et donc complètement inaccessible pour une relation suivie. Ah oui, et j’oubliais, j’ai assisté à une démonstration de sextoys et je n’ai pas résisté à m’acheter un petit jouet qui me satisfait assez bien quand l’excitation remonte.

 

  • Si j’ai envie qu’il arrête cette relation, je dois avouer que je n’ai rien fait pour l’encourager. Je l’ai dit au début… Si je le laissais profiter de moi, je comptais bien profiter de lui tout autant et donc essayer les bons plans que je découvrais dans des livres érotiques ou sur Internet. Je suis même allée jusqu’à lui proposer un plan à trois avec une fille, je l’ai appris par mon ami (celui avec qui tout à commencé), qu’il avait déjà essayé d’avoir. Sur ce fait, il n’a rien fait remarquer et a accepté la proposition. Peu de temps après, il me demandait si je voulais le refaire… Je dois avouer que je me suis rendue compte que je n’étais pas très à l’aise avec les filles. Donc, je lui ai suggéré de me présenter un ami à lui. C’était il y a plusieurs mois et j’attends toujours.

 

  • Aujourd’hui, cette relation dure depuis un an. Il y a des choses qui ont changé en moi. D’abord, je n’ai plus peur de parler de sexe avec les bons amis. Et j’ai appris que certains pouvaient être beaucoup plus prudes que je ne le pensais. Alors qu’avant, dans ce genre de discussion, c’était moi qui ne savais pas quoi dire. J’ai pris confiance en moi. C’est agréable de s’entendre dire qu’on est belle et que ce qui s’ensuit vous le prouve réellement. J’ai fêté mes 32 ans pendant trois jours alors qu’il avait presque fallu me forcer à organiser quelque chose pour mes 30 ans. J’ai pris de l’assurance, que ce soit au niveau personnel que professionnel…

 

  • Je dois bien le reconnaître. C’est lui qui m’a aidé à passer ce cap. Car, avant d’être un amant, je le considère comme un ami. On a des discussions intéressantes, des passions communes, des amis communs. Et, pour la première fois, j’ai senti que quelqu’un avait vraiment confiance en moi.

 

De son côté…

 

  • Je trouve qu’il fait très bien l’autruche… Le soir où je lui ai proposé ce plan à trois nous fêtions le spectacle de théâtre que j’avais représenté un peu plus tôt ainsi que l’anniversaire d’un ami. Je peux garder des secrets mais je garde rarement les miens très longtemps. Et puis, je préfère garder en bons amis, les personnes qui évitent les jugements. Ainsi, tout ceux qui étaient invités étaient au courant de notre relation. Ce qui nous a permis de nous lâcher un peu. Je n’avais pas envie qu’on ai l’air d’un couple, parce que nous ne le sommes pas mais j’avais envie d’une soirée avec lui sans faux-semblant. Quand il a découvert que tout le monde dans cette soirée savait… Il l’a plutôt bien pris. Il s’agissait essentiellement de mes amis et pas des siens. Là où je considère qu’il fait l’autruche c’est par rapport à ses amis à lui. A deux reprises, j’ai été conviée à des soirées avec ses potes et bien sûr on a fait comme si de rien n’était. Cependant, il faut se l’avouer, si son ami de la soirée Tequila ne se doute de rien c’est qu’il a vraiment de mauvaises oreilles ou très peu de talent de déduction. Bien sur, je comprends… Il ne faut absolument pas que notre relation deviennent quelque chose de plus formel ou de normal. Mais je trouve ça drôle…

 

  • Je ne lui pose pas beaucoup de questions sur sa vie de famille. Parfois, il me parle de ses enfants et parfois même de sa femme. Je ne comprends pas bien leur relation. Je suis curieuse, c’est vrai. Ce n’est pas de la jalousie. D’ailleurs, elle serait très mal venue.

 

  • Attention ! Ceci est mon sentiment, mes impressions et ce que je vais dire n’est peut être pas « juste » mais … Je pense, sincèrement, qu’il est quelqu’un de bien, très attentionné envers tout le monde et qu’il s’attache plus facilement qu’il ne le crois. Cependant, j’ai l’impression qu’il s’éparpille un peu aussi, qu’il ne sait pas comment faire pour concilier son emploi du temps et surtout qu’il est incapable de choisir ses priorités. En tant que maîtresse, je devrais avoir l’impression d’être à l’arrière plan. Mais ce n’est pas tout à fait le cas. Je m’explique : sur la semaine, il prend du temps pour quelques amis (le plus souvent, il va les voir le mercredi, me rejoins après et repart de chez moi, minuit passé, parfois il le fait plus d’un jour sur la semaine avec différents groupes d’amis), il prend du temps pour les après-midi jeux du weekend qu’on organise avec un ami, parfois son travail lui prends des soirées entières, parfois je le vois plus d’une fois sur la semaine. Il lui arrive même de partir toute une semaine en vacances avec des potes (sa femme fait de même par ailleurs, où était-elle le soir de la soirée Tequila ?). Le reste du temps, il s’occupe des enfants, reçoit des collègues ou des amis de lui et sa femme à dîner, etc. organise des journées en famille. Encore une fois, je ne le juge pas, ni lui ni sa femme.

 

La face cachée…

 

Je ne savais quel titre donné à ce paragraphe… Mais je crois que je dois en parler. Dans ce genre de relation, tous les protagonistes jouent un rôle important. La face cachée… Pour moi, c’est elle… Pour elle, se sera moi… Comme je l’ai déjà dit, je ne la connais pas et je lui pose à lui très peu de question à son propos. Je peux extrapoler…

  • Est-elle au courant des infidélités de son mari ?
    • Si oui, les a-t-elle acceptés ? parce qu’elle ne lui donne pas ce qu’il souhaite… (Si c’est vrai…), parce qu’elle sait que son couple va mal mais que par soucis pratiques (les enfants, la maison achetée, etc.) , il est impensable pour eux de se séparer ?
    • Si non, ne se doute-t-elle de rien ? Que lui raconte-t’il quand il s’en va de la maison ? Comment lui raconte-t-il ses soirées et ses escapades ?

 

La conclusion

J’avoue que j’ai eu vraiment beaucoup de mal à écrire cet article. Pour quelqu’un qui essaye d’arrêter de fumer, j’ai du en fumer 10 depuis que j’ai commencé l’article ce matin à 11h. Il est 17h10 😉 

Mais je préfère l’honnêteté et la sincérité à l’hypocrisie. Je préfère être juste et éviter les faux-semblants.

Je crois que je suis assez empathique pour me mettre à la place de mon ami, de sa femme et essayer d’analyser mes propres émotions par rapport à cette situation.

Je crois que je suis assez ouverte d’esprit pour ne juger ni l’un ni l’autre. Je ne veux faire souffrir personne… Comme je l’ai dit, je préfère les fins heureuses et j’aimerais sincèrement qu’ils résolvent leurs problème et que leur relation revienne au temps où ils pensaient avoir des enfants ensemble.

Cette relation m’a fait m’interroger beaucoup sur la vie de couple et l’amour avec un grand A. Je n’y connais rien, je te l’ai dis. Mais je préfère garder en tête une image idéalisée. Après tout, je vois bien, il y a encore des couples qui peuvent fonctionner toute une vie même si j’admets que les statistiques concernant les taux de divorce sont assez effrayant. C’est d’ailleurs pour ça que je ne prône pas le mariage. Est-il bien nécessaire ?

Maintenant, tous les sentiments évoluent. Il se peut qu’on ne peut rattraper ce qui est perdu. Et dans ce cas, ne peut-on passer à autre chose en sachant qu’on ne peut plus rien y faire ? Cette question est posée par quelqu’un qui n’est jamais tombé amoureux.

Il y a une dernière chose que je veux avouer… Je crois que si par décision mutuelle, lui et sa femme décidait de se séparer pour des raisons qui leur sont propre, je pourrais tomber amoureuse. Sans cela, je préfère me dire qu’il peut encore arranger la situation et même si ça va prendre du temps, je ne serai pas la cause de leur séparation.


Voilà…

Ce fut le dernier gros article perso que j’écrivais avant un bout de temps. Je crois que, à partir de maintenant, je vais m’attarder davantage sur mes passions. Et j’en ai quelques unes : le cinéma, les séries-télés, les jeux de société, les livres, le théâtre, etc.


N’hésite pas à commenter cet article en tous cas. Peut-être as-tu été la femme ou peut-être la maîtresse dans cette histoire ? Peut-être as-tu été l’homme trompeur ou trompé ? J’accepterais tous tes commentaires mais s’il te plaît, n’émet pas de jugement. Tu as le droit de penser ce que tu veux et aux siècles passés, j’aurais probablement subi les pires sévices pour ce que je viens de te raconter…

 

Bisous,

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop boire et trou noir

Hello, hello cher ami,

Aujourd’hui, je vais te parler de mon week-end…

 

Première partie : avant la soirée de samedi

Ce samedi, j’avais invité quelques amis à une soirée Poker. En fait d’amis, il y avait l’un de mes meilleurs amis qui avait invité pour cette soirée ses compagnons de beuverie que j’avais déjà eu l’occasion de rencontrer.

Dans l’après-midi, mon ami et moi avions écumé tous les magasins de jeux de la région afin de trouver des valises de Poker. Et bien, à notre grande surprise, ce fut assez compliqué. Le Poker, semble-t-il, n’est plus à la mode !!! Comment est-ce possible ??? Bref, au lieu de la grosse valisette que nous souhaitions, au bout de deux heures, nous en avons finalement acheté deux petites comprenant chacune 300 jetons. Nous nous réunissions dans le but de passer un bon moment et il n’était pas question de parier de l’argent.

Entre potes qui aiment boire un coup, nous avions prévu assez de boissons pour que chacun y trouve son compte. C’est toujours sympa de boire un verre en jouant une partie de Poker. 

Bref, nous n’avions pas prévu la tournure des événements mais nous nous doutions tout de même que l’alcool serait assez tentant. Ainsi, vers 20h, c’est moi qui suis allée chercher mes invités chez mon ami avec ma petite citroën c1. N’habitant pas loin, il était prévu que mon ami et ses amis rentrent à pied à la fin de notre soirée tandis que j’avais le luxe de rester chez moi, ma maison étant trop petite pour accueillir tout le monde pour la nuit. Nous aurions dû être raisonnable….

Bon, c’est vrai, j’aime bien boire… mais surtout du vin accompagnant un bon repas. Je n’aime pas la bière, mais j’aime les petits digestifs, prendre un petit shot de tequila de temps en temps, etc. Donc, ce soir-là, nous avions sortis toutes les bouteilles de nos armoires et nous avions fait quelques frais supplémentaires pour racheter des alcools à mettre en cocktail ou des alcools rares (du style chartreuse… avec son goût épicé, difficile d’y résister !)

Mais, je te jure. Nous avions bien l’intention de la faire… cette partie de Poker !

Deuxième partie : le début de la soirée (20h)

En attendant, le premier fou rire de la soirée a été quand il fallut caser trois grands gaillards à l’arrière de ma voiture !!! 😀 Heureusement que le trajet était court ! Les pauvres gars suaient à grosses gouttes. Et encore un peu, ils ne parvenaient plus à en sortir. Ha ha ha !!!

Arrivés chez moi, le fauve qui me sert de chien, accueille, à ma grande surprise les invités avec joie et une peu trop « d’excitation » à leur goût. Si tu vois, ce que je veux dire… Au bout de deux heures, après s’être laissé aller à tour de rôle sur chacun de mes amis, il s’est un peu calmé.

De notre côté, cela ne nous a pas empêché d’entamer le premier cocktail préparé pour l’occasion… Une piña collada bien corsée…

Vive discussion, le chien, un bon sujet, la dernière soirée passée ensemble, etc.

Tiens en parlant de cette dernière soirée, je crois que « j’avais vidé votre bouteille de chartreuse. J’en ai donc racheté une ce soir pour me faire pardonner 😉  » 

Avant la partie de poker, ce fut donc un shot de chartreuse pour nous donner un peu de chance. Et comme un shot, ça se vide très vite. Un autre verre pour la partie… Mais qu’est-ce donc que ce deuxième cocktail préparé « avec amour » par un ami ??? Un long island ice tea !!!

Si tu n’as jamais goûté, c’est une tuerie !!! (à prendre au pied de la lettre)

La partie commence !

Je gagne… enfin presque… j’évince plusieurs adversaires : double pairs, couleur, quinte… Je cartonne… et je termine mon verre de long island ice tea…

Troisième partie : le milieu de la soirée (??h)

La dernière adversaire que je viens d’évincé, sur ce, propose un nouveau shot de chartreuse…

« Bien sûr !!! Avec plaisir !!! »

 

Quatrième partie : la fin de la soirée (??h)

Cinquième partie : le réveil (09h30 dimanche)

Très douloureux le réveil !!! Un migraine atroce me tiraille ! Les yeux piquent, la lumière est insupportable. Un douleur inexpliquée au dessus de l’œil droit et une autre en dessous de mon genou gauche.

???????

J’ai mal au dos, mal étrangement aux fesses, et j’ai les muscles du bras gauche tendus et douloureux.

Je suis dans mon divan, la couette sur moi, bien emmitouflée, très en sécurité.

Je me dégage, tente plusieurs fois de me lever avant, finalement, d’y parvenir.

Je regarde autour de moi. Rien ne semble traîner. Quelques canettes de bières rassemblées dans un seau. Tiens ? On a bu de la bière ? Une petit mot sympa d’un ami qui en tenait sans doute, lui aussi, une bonne ! « Ils sont repartis comme prévu, ont fermé la porte à clé et repassé celle-ci dans l’embrasure de la fenêtre en oscillo-battant. Ils m’adorent ! Il m’aime. » Merci, trop gentil, trop mignon 😉 Mais pourquoi il me dit ça ??? Que s’est-il passé hier soir ??? Putain !!!! La dernière chose dont je me souvienne, c’est ce putain de verre de chartreuse devant moi.

Est-ce que je l’ai bu ????

Je prends un cachet pour la migraine et direct fonce à la salle de bain pour voir mon reflet. J’ai une belle éraflure au dessus de mon œil droit et en dessous de mon genou gauche que je m’empresse de désinfecter, quelques bleus moins douloureux dont l’un juste au niveau de ma mâchoire.

Quoiqu’il se soit passé, j’ai du avoir de la chance. Je ne suis pas du tout croyante mais je t’assure que, dans ce genre de situation, je crois sincèrement à mon ange gardien.

Pour l’heure, il est temps de me rappeler qu’un autre ami a prévu de venir passer toute l’après-midi à la maison pour jouer à un jeu de société (une de mes passions dont je parlerai un autre jour). 

J’ai hésité longtemps à l’appeler pour annuler. Mais le temps est passé et l’ami est arrivé… et la gueule de bois, heureusement, s’est atténuée. Merci bien !!!

Il faudra attendre lundi pour savoir ce qui s’est passé pendant ce foutu trou noir. Combien de temps ai-je laissé filé sans m’en rendre compte ??? D’où viennent mes blessures ? Comment me suis-je fais mes bleus ? Qu’ai-je fais de honteux pendant ce moment ?

 

Quatrième partie : la fin de soirée (minuit-03h du mat’)

… racontée par un bon ami !!!

  • Après la chartreuse que j’ai effectivement bu : (remarque : mon ami est gay…) Je lui aurais proposé de le prendre avec une Gode ceinture si ça pouvais lui faire plaisir…
    • je crois que ceci rentre dans la catégorie « ce que j’ai fait de honteux pendant mon trou noir »
  • On se serait embrassé de manière lubrique… OK ! Ah bon ? On a fait ça ?
  • Les éraflures : je serais tombée de mon transat sur la terrasse…
  • Je ne tenais pas debout et me cognais à tout (ça j’aurais pu le deviner !!!)
  • Ils sont partis après m’avoir bordé avec seulement les bouteilles d’alcools, se sont refait un cocktail, arrivés chez mon ami, n’ont pas pu le finir, se sont effondres à leur tour…

Tout d’abord, je tiens à préciser que ce que je viens de raconter ne m’arrive pas souvent mais ce n’est pas la première fois. Si je l’ai raconté avec humour, avoir un trou noir, c’est vraiment pas agréable. Peut-être que ça t’est déjà arrivé et tu comprends ce que je raconte… Peut-être, comme ma sœur, tu ne comprends pas comment on peut en arriver là…

J’aime bien l’effet que me fait l’alcool… En général, je sens ma langue se délier et je me permets de dire absolument tout ce que je pense. Ma nature première étant naïve, plutôt sociable et sans mauvaise intention, ce que je penses est généralement agréable à entendre, peut-être un peu gênant pour la personne à qui je m’adresse mais pas forcément déplaisant. Mon côté « timide » ou « introvertie » disparait également totalement et je me sens plus confiante.

Cela dit, le verre de trop, je finis par le boire car je ne sens absolument pas le moment où je sombre et m’éffondre. Avant mes 30 ans, j’étais déjà allée loin dans la consommation d’alcool (je le rappelle, ce n’est pas si fréquent, une à deux fois par an en comptant le réveillon de nouvel an) mais je n’avais jamais eu de trou noir au lendemain de la veille. Par contre, passé 30 ans, cela a commencé ! Et comme je viens de le lire, quand on commence à faire des trous noirs, il y a de fortes chances qu’ils se reproduisent.

Les trois ou quatre fois que cela m’est arrivé, j’étais en comité restreint, avec des amis. Les trous noirs, quoique irrémédiables, étaient comblés par les explications détaillées de ceux qui étaient avec moi pendant la déchéance. Voilà qui est rassurant.

Quelques conseils, si tu as l’intention de boire un coup de trop, assure-toi d’être bien entouré, de préférence par des amis qui tiennent mieux l’alcool que toi (même si, de ton avis, tu tiens déjà pas mal l’alcool), surtout n’envisage même pas de reprendre la voiture, trouve une solution au préalable pour la nuit (évite de dormir dans la voiture ou dans le jardin, gare à l’hypothermie !). Et prie ton ange gardien de te protéger, car des accidents peuvent très vite arriver.

Mais le meilleur conseil que je puisse te et me donner, c’est :

« Buvons avec modération ! »

😉

 

 

Alors, es-tu raisonnable ??? Bois-tu avec modération ? ou Aimes-tu boire un verre de trop de temps en temps ? As-tu déjà eu des trous noirs ? Raconte-moi ! 😉

 

Bisous,

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

PS : J’ai trouvé un article très intéressant sur les trous noir alcooliques. Je vous le partage ici 😀

PS 2 : Si vous avez trop l’habitude de boire trop et que cela vous arrive toutes les semaines, je vous conseille d’en parler à votre médecin ou d’aller voir un spécialiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

La jalousie est un vilain défaut…

Hello, hello cher ami,

Comment vas-tu en ce beau jour ensoleillé ?

Aujourd’hui, je te propose une petite réflexion sur la jalousie… quand l’herbe est plus verte dans le pré d’à côté… 


 

La jalousie est un TRÈS vilain défaut !!!

Pourtant, c’est imparable. Je ne peux ignorer la jalousie constante dont je fais preuve. Je ne sais pas d’où elle vient ni depuis quand elle m’assaille. Elle est toujours là !!! Peut-être a-elle fait irruption à la naissance de ma petite sœur ? Tu sais, c’est souvent ce qui arrive quand, d’enfant unique, tu cesses d’un coup de l’être et que tu perds une partie de l’attention de tes parents qui, jusqu’alors, n’avaient d’yeux que pour toi.

Mais ce sentiment finit souvent par passer une fois l’âge adulte. On apprend à apprécier ce qui nous entoure, ce qui nous appartient et on finit par comprendre que « L’herbe n’est pas plus verte dans le pré d’à côté ».

J’ai conscience de cette vérité.

Pourtant…

  • jalousie envers ceux qui partent en vacance aujourd’hui,
  • jalousie envers ceux qui plaque tout par ambition et recommence depuis le début,
  • jalousie envers ceux qui peuvent vivre en toute simplicité, heureux dans la pauvreté,
  • jalousie envers ceux qui vivent dans la richesse,
  • jalousie envers ceux qui s’amusent pendant que je m’ennuie,
  • jalousie envers ceux qui s’épanouissent dans leur travail professionnel,
  • jalousie envers ceux qui fêtent leur anniversaire et reçoivent des cadeaux,
  • jalousie envers ceux qui ont un talent à exploiter,
  • jalousie envers ceux qui savent où ils vont,
  • jalousie envers ceux qui ont un physique à tomber,
  • jalousie envers ceux qui ont un physique ingrat et qui donne l’impression de s’accepter tel quel,
  • jalousie envers ceux qui ne se posent pas la question de savoir de quoi ils sont jaloux…

 

As-tu déjà ressenti ce petit pincement au cœur, cette jalousie qui te fait espérer ce que d’autres ont ?

Je suis certaine, que d’autres espèrent, sans doute ce que j’ai.

Je ne devrais pas me plaindre. La manière dont je vis aujourd’hui est le résultat de mes choix passés et la manière dont je vivrai demain, de mes choix à venir.

La jalousie, c’est notre espoir…  La jalousie peut guider mes choix futurs pour obtenir ce dont j’ai envie. Cependant, à un moment donné, il faudra bien accepter ce que j’ai et cesser de jalouser les autres qui comme moi, voient l’herbe plus verte dans le pré d’à côté.

D’un autre côté, tout cela… est-ce vraiment de la jalousie ? ou seulement de l’admiration envers ces personnes ? Car, soyons clair, si je suis jalouse de ce qu’ils ont, je suis heureuse qu’ils l’aient. C’est peut-être de là que vient ce petit pincement au cœur… Ce pèle-mêle d’émotions contradictoires… de la jalousie, de l’admiration et de la joie…

En attendant, j’envie ceux qui se préparent pour leurs vacances, vont profiter du soleil, de la mer ou de la montagne.

A ceux-là, je souhaite aussi bonne vacance. Profitez bien 😀 !

 

 

(Mon départ attendra le mois d’août 😉 )

 

 

Bisous,

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

 

J’arrête quand je veux

« J’arrête quand je veux », la phrase type du fumeur qui refuse sa dépendance.

A 12 ans, j’ai arrêté grâce au chantage de mes parents. « Si tu arrêtes, on te paye un stage d’équitation ». Bon, à l’époque, je ne faisais que crapoter pour faire « comme les plus grands »… mais, j’y avais goûté, j’avais apprécié le goût et l’odeur de la clope. J’ai recommencé à 18 ans !

A 20 ans, alors que certains jeunes goûtent leur première clope pendant leur blocus d’exams, moi, j’ai arrêté pour la seconde fois. Deux raisons : la première mais la moindre était le côté financier. La seconde était que ma « best friend » de l’époque était non fumeuse et une vrai « boute en train ». Le fait est que, quand j’étais avec elle, je parvenais à oublier mon envie de fumer. Et donc, je n’ai plus touché un cigarette pendant un an.

A 22 ans donc, j’ai recommencé, tentée par l’odeur « alléchante » d’une bonne cigarette. Au moment où j’ai tiré sur cette nouvelle cigarette, je me suis dit « Facile ! J’arrête quand je veux ! » Après tout, je l’avais déjà fait deux fois.

A 32 ans. Putain !!! J’aimerais vraiment arrêté de fumer !!! Besoin d’une motivation ! Vite ! Au secours !!! Où sont mes clopes ? J’en ai besoin d’une ! Tout de suite !

Et non, plus possible d’arrêter quand je veux !!!! Merde !!!

A l’essai, deuxième jour,

Avant hier : plus de 30 cigarettes

Hier (interdiction d’allumer une clope… Finalement : 1 clope toute les 2 h) : environ 10 cigarettes

Aujourd’hui (1 cigarettes toutes les 3 h – euh 2h30 c’est déjà bien, les yeux rivés sur l’horloge, se lever 50 fois, tenir son paquet de clopes en main, le re-déposer, se shooter avec un produit « space » du pharmacien, mâcher du chewing gum sans sucre) : il est 16h44, et depuis ce matin 4 clopes (la prochaine dans 3/4 d’heure… Vite !)

 

Motivation et objectif :

Besoin urgent de faire des économies pour me payer la formation rêvée !!!

 

Si tu as une expérience similaire, quelle solution as-tu trouvé pour te défaire d’une grave dépendance ? ça pourrait peut-être m’aider…

 

Bisous,

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

 

Les étiquettes collent et se décollent

Hello, hello cher ami,

Les étiquettes… ? Je déteste les étiquettes !!! Qui aime se faire étiqueter d’ailleurs ? Enfin, les autres nous les scotchent sur la peau mais on est pas en reste pour faire de même.

Mais, que sont les étiquettes ? Évidemment, tu as compris que je ne parlais pas des étiquettes que tu trouves sur les vêtements et qui te disent à quelle température tu dois laver ceux-ci ni des étiquettes à code-barres que tu trouves sur tout article commercialisé.

Non ! Je parle des étiquettes invisibles que personne ne voit mais que tout le monde s’évertue à te coller sur la peau.

Encore une fois, je suis allée vérifier la définition dans le Larousse (Je n’ai pas mon édition 2005 au moment où j’écris ces lignes, donc petit tour sur la version numérique) :

 

  • Marque fixée, fiche placée sur un objet pour en indiquer le contenu, le prix, la destination, etc.
  • Désignation, indication qui classe quelqu’un, un organe de presse, surtout dans l’ordre politique ou idéologique : L’étiquette d’un journal.
  • En informatique, ensemble de caractères alphanumériques, qui, placé devant une instruction d’un programme, permet de la repérer ; caractère ou ensemble de caractères lié à un article d’un fichier et destiné à l’identifier ; enregistrement de tête ou de fin de fichier ou de volume.
  • Cérémonial et usage dans une cour, une réception officielle ; protocole : Les exigences de l’étiquette.

 

C’est bien ce que je pensais. L’étiquette dont je parle n’est pas reprise dans le dictionnaire. Je me demande pourquoi j’écris un article sur un sujet qui n’existe pas…

Oui, c’est vrai. L’étiquette dont je parle est invisible. Les fantômes, aussi, pourtant, eux on les trouve dans le dictionnaire.

La seconde définition pourrait peut-être convenir à mon sujet mais elle est trop simple, pas assez développée, pas assez précise. « Indication qui classe quelqu’un » Je dirais même plus « Indications qui qualifient une personne d’après son caractère, son état d’esprit et son « rôle » dans la société. En fait, pour moi, tout adjectif qualifiant un individu est susceptible de devenir une étiquette, invisible, collée à notre peau.

Oui ! Mais… POUR COMBIEN DE TEMPS ?

En fait, ces étiquettes, je les imagine plus comme des post-it qui se collent, se décollent, disparaissent, réapparaissent selon certains critères :

  • la personne en face de toi (famille, ami, collègue, connaissance, inconnu…) ;
  • le sentiment, l’émotion que tu éprouves à un instant donné ;
  • ton humeur à cet instant ;
  • tes expériences personnelles ;
  • tes expériences professionnelles ;
  • etc.

Une étiquette ne te définit pas entièrement mais partiellement !!!

Quelques exemples :

  • Beau(Belle)/Laid(e)
    • question de point de vue ! Pour les uns, tu pourrais être considérée comme laide, pour les autres, tu pourrais être considérée comme belle. C’est à dire que les deux étiquettes vont alterner. Et toi, quelle étiquette vas-tu te mettre ?
    • Il va sans dire, qu’une personne « bien élevée » n’affirmera pas que tu es laide mais n’affirmera pas non plus le contraire à moins d’être hypocrite.
    • En ce qui me concerne, je ne me considérais pas vraiment comme « belle ». A ce moment, j’avais d’ailleurs du mal à accepter les compliments d’un point de vue opposé.
    • Mais j’ai compris une chose : la beauté n’est qu’une question de point de vue… Et j’ai le droit de me trouver belle. « JE SUIS BELLE » Voici l’étiquette que je veux bien garder sur moi… Les autres, je les décolle…

 

  • Rigoureux(euse)/Désinvolte
    • question de motivation ! Dans le milieu professionnel, je travaillais dans une bibliothèque qui me trouvait trop rigoureuse. Quand j’ai intégré une autre bibliothèque, mes nouveaux collègues ne me trouvaient pas assez rigoureuse.
    • à vrai dire, ce genre de qualificatif ne peut être permanent. Parfois, il faut juste un déclic, une idée, un projet pour être rigoureux, parfois, le moral au plus bas, la motivation qui dégringole et on fait preuve de désinvolture, oubliant toute rigueur. Et ben quoi ? Doit-on toujours faire preuve de perfection ?.
    • Parfois il faut du temps pour passer d’un état à l’autre… Et bien, tant pis, j’assume ma désinvolture mais décollerai dès que je veux cette étiquette.

 

  • Têtu(e)/Influençable
    • Question liée au groupe, à l’humeur !
    • Chacun a un moment donné peut être têtu sur un sujet qui le passionne, une idée, une action, etc… ou influencé par une personne qu’il admire, qui l’inquiète, etc. Cela dépend de l’Autre mais aussi de son humeur. Une personne de mauvaise ou de bonne humeur aura plus tendance à se montrer têtu. Une personne, plutôt dépressive, peu sûre d’elle, influençable. L’étiquette apparaît puis disparaît selon son état d’esprit.

 

  • Leader/Suivant
    • Question liée au groupe !

 

  • Madadroit(e)/Habile
    • Question liée au groupe, à l’humeur, aux émotions !

 

  • etc… etc…

Quelles sont tes qualités ? Quels sont tes défauts ? Voici la question qu’on te pose souvent, particulièrement à un entretien d’embauche.

A quoi tu réponds que tu manques parfois de rigueur mais que, dès que tu es motivée par un projet, tu t’y donnes à fond. Évidemment, tu es obligée de nuancer dans cette situation. Tu peux même mentir pour avoir le boulot.

Coté qualité, la réponse bateau est « sociable ». Hors, ceci ne peut être une étiquette car vivant au beau milieu de la société, par définition, tout être humain est sociable. Hors, si tu es asocial. Tu es d’office étiqueter comme tel. Hors, quelqu’un qui se dit ou est considéré comme asocial ne l’est forcément pas dans tous les cas. Encore une fois, l’étiquette finit par tomber.

Évidemment, certaines étiquettes sont relatives à des faits et ne peuvent être changées mais doivent-elles te coller à la peau pour autant ?

Quelques exemples :

  • Catégorie « sexualité »
    • Hétérosexuel – Homosexuel – Bisexuel – Transexuel
  • Catégorie « physique »
    • Des kilos en trop, trop gros, trop mince
    • Tatoué et plein de piercings
    • etc.

L’image, hein, c’est important ! Véhiculée par la société, tout ceux qui sont hors norme » devraient-ils être étiquetés ? Mais d’ailleurs, qu’est-ce que la norme ???.

Bref, chacun de nous portent des étiquettes. Elles sont un fardeau, invisibles mais bien présentes. Par exemple, pour ma famille, je suis étiquetée comme « maladroite » (de bons souvenirs à leur mémoire) et « Tétue » (aussi de nombreux exemples) et c’était vrai, je l’étais sévèrement mais ce n’est plus le cas et ces étiquettes ne sont plus que visible par ceux qui me les ont collées à la peau. En ce qui me concerne, je les ai balancées depuis longtemps. Oh, c’est vrai, je fais preuve de maladresse parfois, j’ai des convictions. Mais ceux-ci ne me définissent pas entièrement. C’est juste une part de moi…

Les étiquettes ne sont rien tant que tu décides que tu peux les enlever quand tu veux…  pour être juste toi, avec ta famille, tes amis, tes collègues, des connaissances, des inconnus, selon ton humeur, ton état d’esprit, tes émotions, tes sentiments… Tu es humain mais pas comme les autres humains… Tu es différent ! Et alors ?

Voilà 😉 !

Je termine cet article ici. Je ne sais pas si j’ai été clair. J’avoue que j’ai eu un peu de mal pour l’écrire. C’est un sujet qui me tient à cœur mais dont on parle peu. Effectivement, c’est un sujet difficile à définir. Car finalement, on est tous étiquetés. Est-ce mal ? Finalement, je crois que ces étiquettes, c’est juste ce qui nous définit, c’est ce qui nous différencie aussi, les uns des autres. Mais je crois qu’on doit garder le contrôle de celles-ci et ne pas laisser les autres nous définir.

Pour illustrer cet article, j’ai réalisé une petite vidéo. J’hésite à la mettre car au bout de cet article, je me pose encore des questions. A la fin de la vidéo, je fais disparaître toutes mes étiquettes…

Et puis non ! Je vais la mettre 😉 Après tout, d’autres étiquettes, peut être les mêmes, reviendront mais cette fois, j’en garderai le contrôle !

Après avoir vu cette vidéo, dis-moi quelles étiquettes pourrais-tu gardées sur la peau ?

Pour moi, ce serait « optimiste », « confiante », « belle », etc. 😉

Bisous,

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre peurs et phobies

Hello hello cher ami,

Comme prévu, comme nous sommes jeudi, voici mon premier article « personnalité ».

Étant donné que je me considère comme quelqu’un de relativement « peureuse », le sujet de cet article concerne les peurs et les phobies. Qui n’en a pas ? Tu as déjà fait le compte de tes peurs ? De quoi as-tu peur ? Parviens-tu à maîtriser ta peur ?

Bon, encore une fois, je reprends mon Petit Larousse, édition 2005. D’abord, quelle différence y a-t-il entre la peur et la phobie ?

Peur : Sentiment de forte inquiétude, d’alarme, en présence ou à la pensée d’un danger, d’une menace.

Phobie : Aversion très vive. Peur instinctive. Crainte déraisonnable déclenchée par un objet, une personne, une situation et dont le sujet reconnaît généralement le caractère inadapté.

De manière générale, je n’aime pas les extrêmes. Je n’aime donc pas le terme « Phobie » parce que c’est est un.  Le mot « peur » est un peu moins fort et me sied mieux. La phobie est une peur irraisonnée, dont on ignore en général l’origine et qui est difficile à contrôler. Plusieurs de mes peurs, comme la peur des couteaux et objets pointus (achmophobie/aichmophobie), ne semblent pourtant n’avoir aucune origine. Quand je parle d’une de mes peurs, la réaction des gens serait de me demander « Pourquoi j’ai si peur de… ? ». A quoi je hausse les épaules : « Aucune idée ! » Parfois, en toute bonne foi, j’ai droit à quelques conseils : « tu devrais faire des séances d’hypnose », on m’a même conseillé « la réflexologie plantaire ». J’ai envisagé d’aller voir un psy pour essayer de déterminer l’origine de mes peurs et mieux les surmonter. Quelqu’un m’a suggéré une fois que leur origine remontait peut-être à une vie antérieure…

Le truc, c’est que j’ai, malgré tout, appris à en contrôler certaines. Ce qui fait que quand j’en parle aux gens , ils semblent, au premier abord, surpris. Pourtant, à chaque peur, je peux avoir des réactions étranges…

En y pensant, je suis allée me renseigner sur Internet. J’ai repris une liste reprenant les phobies les plus ou moins reconnues… Je vais faire un petit tri… De la peur irraisonnée à la simple peur… Comment elle s’est-elle manifestée et comment je l’ai contrôlée (… ou pas).

Peur irraisonnée/Phobies

  • Les hauteurs (acrophobie) ou la peur de grimper en hauteur (Catapédaphobie)

(Vertical limit, film, 2000)

Plusieurs fois, cette peur s’est manifestée. Plusieurs fois, je suis restée tétanisée à regarder le vide, collée contre une paroi, impossible d’avancer vers le haut, et de redescendre vers le bas. À la fin, je ne sais pas si ce sont les hauteurs ou le vide qui me font peur. Je crois que ce sont les hauteurs quand elles sont visibles c’est à dire quand on a la sensation de vide en dessous de soi. Ce qu’on appelle aussi le vertige.

Pourtant, (et là, je suis assez fière de moi !) lors de vacances en montagne, j’ai tenté un parcours « aventures ». Tu sais, le genre de parcours, ou tu grimpe dans les arbres et glisse le long d’une tyrolienne !!! Deux heures que j’ai tenu !!! Et pas une, pas deux mais plusieurs tyroliennes que j’ai descendues !!! Alors, j’étais fière !!! J’ai regardé droit devant, pas en bas, ça aurait été foutu !!! J’ai visualisé mon objectif : arriver de l’autre côté ! J’avoue… j’ai fermé les yeux quelques fois. J’étais attachée et je me suis raisonnée !! Yahooooo !!!! Au bout de deux heures, j’ai paniqué à l’escalade. Pas de chance ! mais contente quand même d’avoir dépassé l’une de mes peurs !!!

 

  • Les couteaux et objets pointus (Achmophobie / Aichmophobie)

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu peur des objets pointus et particulièrement des aiguilles. Ma mère raconte à qui veut l’entendre que, lorsque j’avais deux ans, en visite chez le pédiatre, alors qu’il s’apprêtait à m’administrer un vaccin, je me suis mise à courir à travers la pièce, fesses à l’air. Quand le pauvre médecin, aidé par maman, me rattrapa, qu’il voulut planter son aiguille dans mes fesses, celle-ci se plia comme si elle avait tenté de percer un gros caillou. Le pédiatre prétendit qu’il n’avait jamais vu cela. A douze ans, le jour de mon diplôme de primaire, c’est à une amie de la famille, infirmière, que revint la tâche de m’administrer le fameux vaccin. Aussi contractée, sa mission fut plus aisée…  aux dépens de la mains de sa fille, l’une de mes amies, que mes ongles avaient maltraités. Ces réactions phobiques se répétèrent à chaque fois qu’une aiguille doit transpercer ma peau. Mais le vaccin de mes douze ans sera le dernier que l’on m’a contraint à faire. Et oui, je ne suis pas en ordre niveau vaccination et je ne me déplacerai probablement jamais dans un pays où des vaccins supplémentaires seraient requis !!!

Pourtant, cette année, par soucis médical, j’ai dû effectuer une prise de sang. J’avoue que le médecin a du me faire deux papiers, à six mois d’intervalle, pour que je prenne mon courage à deux mains et me rende au centre d’analyse. Tu sais quoi ? … Je n’ai rien senti !!! J’ai fermé les yeux, tourné la tête, et c’était fini ! J’ai peut-être une chance de venir à bout de cette peur irraisonnée.

Les couteaux… Je ne sais toujours pourquoi j’ai peur des couteaux et cela, depuis presque autant de temps que les piqûres ! Cependant, c’est un fait… une autre peur irraisonnée.  Ma mère parle toujours en faisant de grands gestes mais elle le fait également quand elle pelle les pommes de terres !!!! Et oui ! Les couteaux à éplucher les pommes de terre m’ont fait fuir, plus d’une foi!s, la cuisine de maman ! En cours de physique, au milieu du secondaire, des « p’tits cons » avaient sortis leurs canifs. C’était les années 90 et beaucoup d’ados que je connaissais s’en trimbalait un. Mais, en cours de physique, ce jour-là, je me suis retrouvée tétanisée, glissant du haut de ma chaise de laboratoire, presque sous la table. Heureusement, ils les ont rangé à temps, je me suis redressée et personne n’a rien remarqué !

Bien que j’ai pu réprimer un peu cette peur en me mettant à la cuisine, je ne mets jamais de couteau à viande à table ! Après tout, j’ai bien appris l’art de couper mes steaks avec un couteau à beurre, mes invités peuvent faire de même !

 

 

  • Peur des espaces publics et, par extension, de la foule ; plus généralement, des espaces où la fuite est rendue difficile (foule, mais aussi lieux déserts) (Agoraphobie)

(Walking dead)

J’aurais plus de mal à parler de cette peur et je crois que j’en parlerai, à part, dans un autre article. Car de mes peurs, c’est celle que j’arrive le plus difficilement à contrôler et qui peut m’empêcher d’accomplir bien des choses.

 

  • Peur des espaces confinés (claustrophobie)

Je trouve que cette peur est assez proche de l’agoraphobie. De petite taille, dans la foule, je suis aussi sujet à de la claustrophobie. D’une part, j’ai besoin de mon espace, de ma bulle protectrice qui a tendance à éclater dans la foule (agoraphobie). D’autre part, de petite taille, je me retrouve souvent la tête entre deux dos et dans ce cas, mon espace personnel est encore plus restreint, je n’ai plus vraiment l’impression d’être dans la foule mais dans un espace confiné, sans fenêtre ni porte.

C’est ainsi que je ne supporte pas les files d’attentes, la fosse dans des salles de concert où tous autres lieux publics. J’ai cette double peur qui m’envahit aussitôt. Pourtant, je ne laisse pas ces peurs m’empêcher de sortir dans ces lieux

En effet, les personnes avec qui je sors généralement connaissent mes angoisses et forment autour de moi une sorte de bouclier et laisse un mètre de distance entre nous. La discussion est aussi un bon moyen d’oublier ma peur. Sinon, je ne sortirais plus de chez moi !

La claustrophobie est une de mes peurs les plus évidentes. L’une de mes premières crises s’est faite, quand j’avais une dizaine d’années, dans mon lit. En pleine nuit, je me suis réveillée la tête sous les couvertures. J’ai tellement paniqué qu’il m’a fallu trois longues minutes pour m’extirper de dessous les draps.

 

Simple peur

  • Les ombres (sciophobie)

Celle-ci est une peur passagère, une réaction face à un probable danger, qui se révèle inexistant. J’ai peu d’exemples en mémoire. Mais l’un en particulier… Une ombre sur l’autoroute ! Cette ombre m’a fait peur pendant tout un hiver. J’avais beau savoir que ce n’était rien de grave, je sursautais à chaque fois que je passais par là et que je la voyais. Elle apparaissait sur un pont d’autoroute tous les soirs. Je savais ce que c’était… des simples décorations de Noël, mais reflété sur la tarmac de l’autoroute, je prenais cette ombre pour un piéton. Quelle idée absurde, un piéton sur l’autoroute ! Mais, ne serait-ce pas possible ? Je suis sûre que si je voyais à nouveau cette ombre, ma réaction serait semblable à cette hiver-là.

 

  • Peur de l’étouffement, notamment par des angines de poitrine (angiophobie)

Cette peur, je pense, doit aussi avoir un lien avec la claustrophobie. Cette peur d’étouffer par manque d’air… il m’arrive aussi de faire des crises de panique quand j’ai trop chaud et que l’air est irrespirable ou quand je suis malade et que j’ai du mal à respirer. Dernièrement, je me suis chopée une angine et c’était affreux. J’avais du mal à respirer par le nez et quand j’ouvrais la bouche, cela me faisait souffrir davantage. Alors, pour ne pas y penser, je dois rester active, je bouge, je sors à l’air libre, je ne tiens pas en place. Quand ça va mieux, je souffle mais je crains à l’avance du moment où j’aurai à nouveau du mal à respirer.

Ensuite, le nez bouché la nuit, c’est une horreur. Je me réveille en sursaut pendant la nuit, prise de panique; Pour éviter cela et je sais que ce n’est pas bien, je mets des gouttes nasales avant d’aller au lit. Mieux vaut prévenir que suffoquer.

 

  • Peur de se mettre en colère en public (angrophobie)

Je ne sais pas si c’est le fait de me mettre en colère en public qui me fait peur ou alors le fait de bafouiller, de perdre mes mots ou d’avoir l’air ridicule. N’aimant déjà pas les conflits, quand je sens que la colère monte et que je suis en public, je déguerpis assez vite.

 

  • Peur de l’échec. (atychiphobie)

La peur de l’échec, n’est-ce pas un bon moyen pour prétendre ne pas commencer ou entreprendre quelque chose de nouveau ou ne pas aller jusqu’au bout, visualisant déjà l’échec ? C’est clairement un manque de confiance en moi et c’est souvent mon excuse !

 

  • Peur du regard des autres (blemmophobie)

Sans cesse, je me demande ce que pense les autres de moi. Je dis souvent que si je devais avoir un super-pouvoir, ce serait de pouvoir lire dans les pensées. Quand je m’exprime honnêtement, je ne peux que me demander : « Que pense réellement cette personne de ce que je dis, de ce que je raconte ? »

 

  • Peur du dentiste (dentophobie)

Je ne vais pas mettre celle-la dans les « vrais » phobies mais cette peur est complètement irraisonnée. Pourtant, c’est une vrai peur !!! La preuve ? Quand j’étais plus jeune, ma mère prenait mes rendez-vous avec son dentiste. J’ai fait une crise de panique alors que j’étais sur le fauteuil. Je hurlais, criais, voulais m’en aller. Elle a juré qu’elle ne m’amènerait plus voir son dentiste et le rendez-vous suivant s’est fait chez un inconnu. Quand j’ai quitté la maison familiale, il m’a fallu six ans pour que je reprenne un rendez-vous. Heureusement, j’ai une bonne dentition mais je ne suis pas à l’abri des caries. J’ai eu droit à trois séances d’affiliée, aucune piqûre et rien de douloureux mais à chaque rendez-vous, l’envie de faire marche arrière et de partir en courant. Étant adulte, j’étais obligée de me contrôler pour ne pas avoir l’air débile ou folle sur le fauteuil du dentiste.

Par extension, si j’y étais obligée… je ne sais pas comment je réagirais face au chirurgien-dentiste (odontophobie)

 

  • Peur de vieillir (gérascophobie)

Qui ne fait pas sa crise de la trentaine, de la quarantaine, de la cinquantaine, etc. Des caps à passer et c’est pas toujours facile. Il y a deux ans, j’ai passé le cap des 30 ans et j’ai eu beaucoup de mal mais j’en parlerai dans un prochain article.

 

  • Peur des cadavres (nécrophobie)

J’avoue que j’ai rarement vu de cadavres humains. Le seul que j’ai dû voir est celui de mon grand père et ce fut un grand choc mais toute la situation dramatique d’un deuil fait cet effet. Sur le coup, je pense surtout aux cadavres des animaux et particulièrement les petites bêtes que nos amis les chats nous rapportent en cadeau.  Quand j’étais plus jeune, j’avais un chat que j’adorais plus que tout, affectueux et surtout très bon chasseur. Pendant les vacances scolaires ou quand j’étais malade, j’étais souvent seule à la maison (ou avec ma sœur). Et donc, mon cher ami me ramenait ses petits cadeaux en bas de l’escalier qui mène à l’étage. Il les déposait avant mon réveil pour me souhaiter « bon matin ». Une horreur !!! Je hurlais, criais sur le félin, fermais la porte des escaliers et courrais me réfugier dans ma chambre. Puis, avec le portable de l’étage, j’appelais avec espoir mon voisin retraité (qui avait la clé de la maison) pour qu’il vienne ramasser ce foutu cadeau. Et seulement, je descendais prendre mon petit déjeuner. Encore aujourd’hui avec mes deux chats, il m’arrive de devoir ramasser ces petits cadavres. Quand je les découvre le matin, j’avoue qu’il me faut un moment pour me décider à les ramasser. J’avoue, j’ai honte de le dire, qu’il m’arrive d’attendre la journée pour le faire. Et heureusement que personne ne me regarde ! J’ai un truc !

Préparation : un sac en plastique très grand, une ramassette et un balai avec un grand manche

Mise en place : le sac en plastique à côté de moi (à une longueur de bras), la ramassette à 1 m de mes pieds, juste devant le cadavre de la petite bête, le balai que je tiens au bout du manche dans la main.

Action : un coup de manche et la créature dans la ramassette. Je dépose le balai derrière moi. De ma main droit, j’attrape le manche de la ramassette cette fois et de la main gauche le sac en plastique bien ouvert. Et là ni une ni deux, le cadavre dans le sac que je referme prestement à double tour sans vider l’air. Et poubelle !

Heureusement, que mes deux femelles ne sont pas de grandes chasseresses et que ça n’arrive pas très souvent.

Pour info, je n’ai pas choisi d’avoir des chats. Je n’en voulais pas à cause de cette peur complètement irraisonnée. Mais, quand j’ai aperçu cette petite chatte, pleine, sur ma terrasse, tellement mince qu’il paraissait évident qu’elle n’avait pas de foyer. Je n’ai pas hésité et j’ai même gardé l’un de ses bébés. 

 

Il y a d’autres peurs qui me paralysent. Et oui, encore ! Mais je ne vais pas en parler dans cet article. Ce sont des peurs qui sont liées les unes aux autres et que je n’ai pas encore appris à gérer. 

 

Et toi, dis-moi, de quoi as-tu peur ? As-tu affronté tes peurs ? As-tu essayé ?

Au quotidien, j’essaye d’affronter les miennes. J’ignore l’origine de mes peurs. Je n’ai jamais été blessée gravement par un couteau, je ne suis jamais restée trop longtemps enfermée dans un espace clos, je n’ai jamais été agressée par un dentiste ni par personne en fait.

C’est pour cela que je nomme mes peurs « irraisonnées » et surtout « irrationnelles ». Je ne sais pas d’où elles viennent mais elles peuvent provoquer chez moi de véritables crises d’angoisse. Quand j’arrive à les surmonter, je sens en moi une sorte de liberté. C’est un excellent sentiment.

Mais, pour tout dire, je ne les avoue pas facilement. Le plus souvent, je dis « Je n’aime pas le dentiste », « Je n’aime pas la foule », « Je n’aime pas les piqûres »… Voilà, ça veut tout dire.

Alors qu’est-ce que tu n’aimes pas ? Je te dirai de quoi tu as peur 😉 !

 

Bisous,

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

 

 

 

Défouloir #1

Alors là, ça commence mal !!! Mon programme n’est déjà pas suivi à la lettre ! Aujourd’hui, normalement j’avais prévu un article « famille » ou « ami » ! A la place, je vais inaugurer mon défouloir. Famille et boulot vont y passer.

Attention, ici tu auras droit à quelques grossièretés que je réserve généralement aux murs de ma maison. La semaine dernière a été vraiment pourrie pour moi. Ce n’était jamais mon jour, ce n’était définitivement pas ma semaine.

Tu as, j’en suis certaine, déjà eu la sensation que tout va mal. Parfois, ça arrive ! Je crois que cela est parfaitement normal. La vie, ce n’est pas un conte de fée, où tout semble rose et pailleté…

Alors voilà, la semaine dernière !

  1. Ma soeur ma fait chier !
  2. Ma mère m’a fait chier !
  3. Mon boulot me fait chier !

Attention, le verbe à retenir est « me faire chier » et non « chier » ou  » se faire chier » parce que  1) dans le langage vulgaire, « chier’, ça veut dire ce que ça veut dire, aller au petit coin, Et donc si on prenait l’expression à la lettre, ce serait vraiment dégoutant… 2) par contre, « Se faire chier » signifie s’ennuyer, hors ce n’est pas ce qui s’est passé. Non ! Ma soeur, ma mère, mon boulot m’ont emmerdé, casser les couilles, fait chier !!!

Tout a commencé le lundi ! Tu sais ? Le jour férié du lundi de Pentecôte ? Réunion de famille à quatre, le père, la mère, la soeur et moi en comité restreint.

Pour info, ma sœur attend un bébé… Je rêve, depuis longtemps, d’être marraine. Être tantine, c’est bien mais être marraine, c’est encore mieux. 

Et donc, il semblerait que je mette la pression à ma soeur pour le poste à pourvoir. J’ai fait attention, pourtant ! En quatre mois, je n’ai mentionné ma candidature que deux fois, juste pour rappeler que le job m’intéressait.

Donc, les arguments en ma défaveur :

  • J’ai mis trop de pression ;
  • Je ne connais pas ma sœur ;
  • Je n’ai pas les mêmes convictions qu’elle ;
  • Mon chien est dangereux (mal élevé) ;
  • Ma maison est trop petite ;
  • Et je n’ai, sans doute pas conscience qu’en étant marraine, il faudra faire des cadeaux aux anniversaires, à Noël, à Pâques, etc.

Waw !!! Et oui, sur ce dernier point, ma sœur est assez matérialiste et superficielle. Je croyais qu’avant tout, pour être marraine, il fallait est disponible et bien attentionnée. Je ne vais pas éduquer son enfant, je ne vais pas l’offrir à mon chien comme une boîte de nourriture. C’est vrai que je ne pourrai pas l’accueillir avant longtemps dans ma maison, un peu dangereuse pour un p’tit bout, mais je serai disponible pour le baby-sitting quand elle le voudra et présente quand cela sera nécessaire.

Pour info, personne d’autre ne se présente pour ce poste !

Mais, maintenant, j’hésite à renouveler ma candidature… Que dois-je faire ? Mes amis me conseille d’abandonner… Mais, j’ai du mal à laisser tomber !** (suite au vendredi)

Peu de temps après, le même lundi, ma mère me fait une réflexion sur mon apparence, et plus particulièrement sur mes cuisses. Non mais !!! J’ai explosé, dis « au revoir » et suis partie.

 

Autant te dire que je me sentais très mal. J’ai pleuré toute la soirée et une bonne partie de la nuit.

Le mardi, au boulot, derrière mon ordinateur, je me sentais au plus mal. Ces temps-ci, le travail ne me plait plus. Pour rappel, je travaille dans deux endroits différents et les taches effectuées sont différentes. Le mardi, mon boulot consiste à un travail technique d’encodage de bouquins. Donc, n’étant pas en forme (mal de tête, tête qui tourne, grosse fatigue), et encore moins motivée pour ce boulot, je suis « retournée malade ». Un principe que je n’aime pas trop mais là, je n’ai pas hésité.

En rentrant chez moi, j’espérais évidemment me reposer mais impossible. J’étais bien réveillée et toujours somnolente. J’avais l’impression d’être un zombie. Et cet état m’a suivi jusqu’au vendredi. Je n’arrivais pas à dormir et j’étais hyper crevée. J’ai donc décidé d’aller voir le médecin. Aucun problème au niveau de ma tension, le médecin n’a rien constaté d’anormal au niveau physique. Il m’a prescrit un médicament pour dormir et des cachets de magnésium.

Le vendredi soir, j’avais rendez vous avec ma sœur, Esthéticienne, elle devait refaire mes ongles en gel. Ma sœur, les disputes, elle a tendance à vite les oublier et à passer à autre chose. Moi, j’ai fait un effort et je n’ai pas reparlé du lundi.  C’est elle qui finalement a voulu se justifier . Mais bon, je ne sais pas si nous sommes tombé d’accord bien qu’il n’y ait personne d’autre à qui ma sœur pourrait offrir le poste de marraine auprès de son bébé. Et moi, je ne sais toujours pas si je dois l’accepter ou renoncer. J’en ai pourtant très envie.

Le samedi soir, je recevais pour la fête des pères : papa, maman, ma sœur, son copain. Ce dernier a tendance à faire barrage dans les affaires du comité restreint. On ne lave pas son linge sale en public !

Pour la première fois, j’avais fait de la pizza !!! Et j’ai fait la pâte moi-même. Je dois avouer que vu mon état pendant la semaine, j’étais moyennement motivée et toujours assez fatiguée. Mais bon, comme je dors très peu… A 6h (ce n’est pas mon heure habituelle), je me suis réveillée, à 8h, je faisais les courses, à 10h, je préparais la pâtes pour les pizzas, à 11h je garnissais les pizzas, à 12h, je mettais la table. A 13h, je tentais de faire une sieste (impossible de fermer l’oeil !!!). A 13h30, je me regardais quelques épisodes d’une série télé (« shooter » avec Ryan Philippe). A 15h, je nettoyais salle de bain, chambre, et sol dans toute ma petite maison. A 18h, je préparais l’apéro. A 18h30, j’étais prête. A 19h, j’attendais la famille qui est arrivée avec 20 minutes de retard.

On a pris l’apéro sur la terrasse, au soleil. C’était agréable. Me sœur me parlait, son copain aussi et j’engageais la conversation avec mon père. Ma mère m’a, à peine, adressé la parole.

Le truc, avec ma mère, c’est qu’elle n’a pas compris pourquoi je m’étais énervée sur elle. Comme elle est ma mère, elle estime qu’elle a droit de tout me dire, de commenter ma vie et tout le reste. Au fond d’elle, je suis sûre qu’elle ne voulait pas me faire du mal et qu’elle a fait cette foutue réflexion pour « mon bien ». Mais bon, y en a marre de tout laisser passer. Sa réflexion, je l’avais prise pour une insulte. Ma mère n’est pas mince mais elle l’a été dans sa jeunesse. Et il ne faut pas grand chose pour qu’elle trouve un personne trop forte. Dans sa tête, quelqu’un qui est un peu fort doit faire attention à ce qu’elle ou il porte : des couleurs des vêtements qui ne vont pas, une robe ou une jupe trop courte, un décolleté trop voyant, etc. Moi, ce qui m’a blessé, c’est que, ces dernier temps, je tente de prendre confiance en moi et je crois que j’y suis pas mal arrivée. Mais ce qu’elle m’avait dit lundi, m’avait fait douter. Et c’est pour cette raison, davantage, que je lui en voulais. 

Après l’apéro, j’ai fait cuire les pizzas. Première fois, je t’ai dit !!! Et dans la recette, elle disait pour 4 personnes. Quoi 4 personnes, 1/4 chacun ou une pizza par personne (et donc 4 pizzas) ??? Et oui, tu l’a deviné ! Trop trop de pâte !!! ça débordait de partout et pas facile de la découper. D’habitude, quand j’ai un doute, je téléphone à maman mais ce samedi, au moment de faire les pizza, il était hors de question que je lui téléphone. Donc, je suis quand même assez fière d’avoir réaliser la recette toute seule. Et puis, mes pizza à pâte très épaisse ont détendu l’atmosphère. Et, je suis contente que ma mère, dans son mutisme, n’a fait aucun commentaire. ça aurait été, malheureusement, probablement un reproche. Le reste de la famille a apprécié la pâte… et le reste de la pizza ! Mais bon, j’avais fait trois pizzas ! Evidemment, c’était beaucoup trop avec toute cette pâte !

Tout le monde est parti vers minuit et je me sentais déjà un peu mieux après cette soirée.

J’aime ma famille. Elle n’est pas parfaite et on se dispute souvent. Cependant, c’est toujours ma famille et parfois, il faut laisser tomber et prendre ceux qu’on aime comme ils sont, avec leur défauts, leur spontanéité, même si celle-ci a tendance à être blessante. Je crois que, finalement, ça aide à la confiance en soi… Dispute terminée, je passe à autre chose et je n’en tiendrai pas rigueur, ni à ma sœur, ni à mère. J’ai confiance en moi !

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

 

 

L’ami idéal

Je dois être la seule à avoir encore dans ma bibliothèque un dictionnaire format papier. Ça devient plutôt rare… J’ai ouvert mon « Petit Larousse illustré, édition 2005 » reçu comme cadeau de Noël, cette année-là, et cherché quelques définitions pour faire le point :

Ami(e) : Personne pour laquelle on a de l’amitié, de l’affection, ou avec laquelle on a des affinités.

Amitié : Sentiment d’affection, de sympathie qu’une personne éprouve pour une autre ; relation qui en résulte.

Copain : Camarade de classe, de travail, de loisirs, etc.

Camarade : Compagnon avec lequel on partage une activité (étude, loisir, etc.)

Compagnon : Personne qui accompagne quelqu’un, vit en sa compagnie. HIST. Compagnon de voyage. 

Chacun a une idée précise d’un ami : un idéal !

Il y a des amis pour un temps, des amis pour toujours…

Il y a des amis avec qui on s’amuse, des amis à qui on se confie…

Il y a des amis d’enfance, des amis à chaque étape de notre vie…

Mais l’ami idéal, est tout cela en même temps ! C’est mon avis ! 

L’ami idéal est l’ami pour un temps, quelque soit la situation, il est toujours là quand j’ai besoin de lui et aussi, quand je n’en ai pas besoin.

Avec l’ami idéal, je m’amuse souvent et me confie de tout.

L’ami idéal me connait si bien qu’on pourrait croire qu’on se connait depuis l’enfance.

Mais, l’ami idéal existe-t-il ?

La question ne serait-elle plutôt pas « Suis-je un ami idéal ? »

On peut attendre plein de choses d’un ami mais l’amitié doit fonctionner dans les deux sens ! La définition du Larousse attire l’attention sur l’affection.

Les sentiments que l’on éprouve et les actes que l’on accomplit en tant qu’ami sont deux choses différentes. Ne pourras-tu savoir si cette personne est ton ami, que si son amitié as été prouvée ? Et qu’en est-il de ses propres sentiments, de ses propres émotions ? Pourquoi les actes d’une personne que tu croyais être un ami ne reflète pas l’idéal que tu t’en fais ? Et toi, reflète-tu son idéal ?

Avant, je faisais cette distinction entre « ami » et « copain ». Mais l’ami, pour moi, n’était que cet idéal. Pour un temps, j’avais un ami, qui, avec la théorie de l’ami idéal devait forcément me décevoir. Tous les autres, amis d’école, amis d’activités sportives, amis rencontrés lors de fêtes ou en toutes autres circonstances, rentraient parfaitement dans le moule des « copains ». Un copain, c’est pas un ami, juste un copain. Et puis, quoi ?

Facebook a rendu les choses moins compliquées ! Tout le monde peut être ton ami ! Et puis quoi encore ???

Pour un temps ou pour toujours, j’ai des amis avec qui je m’amuse et partage des passions, des amis d’autrefois que j’ai perdu de vue, des amis d’aujourd’hui avec qui je profite des moments présents, des amis à qui je me confie, des amis qui son incapable de garder mes secrets (mais qui sont quand même des amis), des amis qui me prennent la tête, des amis qui me font la morale, des amis…

Quoiqu’il en soit, je crois qu’un ami te marquera pour toujours. Même si tu n’a plus de contact avec lui, même si votre relation s’est mal terminée, même, si pour aucune raison apparente, cette amitié s’est achevée du jour au lendemain, cette amitié a été importante pour toi, elle a existé. Tu peux fermer les yeux mais ne pas prétendre le contraire (dixit les nombreux commentaires qui ont tendance à affluer sur facebook)

Attention, si je ne fais plus de distinction entre « ami » et « copain », je ne fais entrer aucune connaissance de moins d’une semaine dans cette catégorie ;-).

Et toi, as-tu déjà rencontré l’ami idéal ?

Bisous,

Crazy Scorpion Girl 1984