Coin Philo·Récits personnels

Défouloir #1

Alors là, ça commence mal !!! Mon programme n’est déjà pas suivi à la lettre ! Aujourd’hui, normalement j’avais prévu un article « famille » ou « ami » ! A la place, je vais inaugurer mon défouloir. Famille et boulot vont y passer.

Attention, ici tu auras droit à quelques grossièretés que je réserve généralement aux murs de ma maison. La semaine dernière a été vraiment pourrie pour moi. Ce n’était jamais mon jour, ce n’était définitivement pas ma semaine.

Tu as, j’en suis certaine, déjà eu la sensation que tout va mal. Parfois, ça arrive ! Je crois que cela est parfaitement normal. La vie, ce n’est pas un conte de fée, où tout semble rose et pailleté…

Alors voilà, la semaine dernière !

  1. Ma soeur ma fait chier !
  2. Ma mère m’a fait chier !
  3. Mon boulot me fait chier !

Attention, le verbe à retenir est « me faire chier » et non « chier » ou  » se faire chier » parce que  1) dans le langage vulgaire, « chier’, ça veut dire ce que ça veut dire, aller au petit coin, Et donc si on prenait l’expression à la lettre, ce serait vraiment dégoutant… 2) par contre, « Se faire chier » signifie s’ennuyer, hors ce n’est pas ce qui s’est passé. Non ! Ma soeur, ma mère, mon boulot m’ont emmerdé, casser les couilles, fait chier !!!

Tout a commencé le lundi ! Tu sais ? Le jour férié du lundi de Pentecôte ? Réunion de famille à quatre, le père, la mère, la soeur et moi en comité restreint.

Pour info, ma sœur attend un bébé… Je rêve, depuis longtemps, d’être marraine. Être tantine, c’est bien mais être marraine, c’est encore mieux. 

Et donc, il semblerait que je mette la pression à ma soeur pour le poste à pourvoir. J’ai fait attention, pourtant ! En quatre mois, je n’ai mentionné ma candidature que deux fois, juste pour rappeler que le job m’intéressait.

Donc, les arguments en ma défaveur :

  • J’ai mis trop de pression ;
  • Je ne connais pas ma sœur ;
  • Je n’ai pas les mêmes convictions qu’elle ;
  • Mon chien est dangereux (mal élevé) ;
  • Ma maison est trop petite ;
  • Et je n’ai, sans doute pas conscience qu’en étant marraine, il faudra faire des cadeaux aux anniversaires, à Noël, à Pâques, etc.

Waw !!! Et oui, sur ce dernier point, ma sœur est assez matérialiste et superficielle. Je croyais qu’avant tout, pour être marraine, il fallait est disponible et bien attentionnée. Je ne vais pas éduquer son enfant, je ne vais pas l’offrir à mon chien comme une boîte de nourriture. C’est vrai que je ne pourrai pas l’accueillir avant longtemps dans ma maison, un peu dangereuse pour un p’tit bout, mais je serai disponible pour le baby-sitting quand elle le voudra et présente quand cela sera nécessaire.

Pour info, personne d’autre ne se présente pour ce poste !

Mais, maintenant, j’hésite à renouveler ma candidature… Que dois-je faire ? Mes amis me conseille d’abandonner… Mais, j’ai du mal à laisser tomber !** (suite au vendredi)

Peu de temps après, le même lundi, ma mère me fait une réflexion sur mon apparence, et plus particulièrement sur mes cuisses. Non mais !!! J’ai explosé, dis « au revoir » et suis partie.

 

Autant te dire que je me sentais très mal. J’ai pleuré toute la soirée et une bonne partie de la nuit.

Le mardi, au boulot, derrière mon ordinateur, je me sentais au plus mal. Ces temps-ci, le travail ne me plait plus. Pour rappel, je travaille dans deux endroits différents et les taches effectuées sont différentes. Le mardi, mon boulot consiste à un travail technique d’encodage de bouquins. Donc, n’étant pas en forme (mal de tête, tête qui tourne, grosse fatigue), et encore moins motivée pour ce boulot, je suis « retournée malade ». Un principe que je n’aime pas trop mais là, je n’ai pas hésité.

En rentrant chez moi, j’espérais évidemment me reposer mais impossible. J’étais bien réveillée et toujours somnolente. J’avais l’impression d’être un zombie. Et cet état m’a suivi jusqu’au vendredi. Je n’arrivais pas à dormir et j’étais hyper crevée. J’ai donc décidé d’aller voir le médecin. Aucun problème au niveau de ma tension, le médecin n’a rien constaté d’anormal au niveau physique. Il m’a prescrit un médicament pour dormir et des cachets de magnésium.

Le vendredi soir, j’avais rendez vous avec ma sœur, Esthéticienne, elle devait refaire mes ongles en gel. Ma sœur, les disputes, elle a tendance à vite les oublier et à passer à autre chose. Moi, j’ai fait un effort et je n’ai pas reparlé du lundi.  C’est elle qui finalement a voulu se justifier . Mais bon, je ne sais pas si nous sommes tombé d’accord bien qu’il n’y ait personne d’autre à qui ma sœur pourrait offrir le poste de marraine auprès de son bébé. Et moi, je ne sais toujours pas si je dois l’accepter ou renoncer. J’en ai pourtant très envie.

Le samedi soir, je recevais pour la fête des pères : papa, maman, ma sœur, son copain. Ce dernier a tendance à faire barrage dans les affaires du comité restreint. On ne lave pas son linge sale en public !

Pour la première fois, j’avais fait de la pizza !!! Et j’ai fait la pâte moi-même. Je dois avouer que vu mon état pendant la semaine, j’étais moyennement motivée et toujours assez fatiguée. Mais bon, comme je dors très peu… A 6h (ce n’est pas mon heure habituelle), je me suis réveillée, à 8h, je faisais les courses, à 10h, je préparais la pâtes pour les pizzas, à 11h je garnissais les pizzas, à 12h, je mettais la table. A 13h, je tentais de faire une sieste (impossible de fermer l’oeil !!!). A 13h30, je me regardais quelques épisodes d’une série télé (« shooter » avec Ryan Philippe). A 15h, je nettoyais salle de bain, chambre, et sol dans toute ma petite maison. A 18h, je préparais l’apéro. A 18h30, j’étais prête. A 19h, j’attendais la famille qui est arrivée avec 20 minutes de retard.

On a pris l’apéro sur la terrasse, au soleil. C’était agréable. Me sœur me parlait, son copain aussi et j’engageais la conversation avec mon père. Ma mère m’a, à peine, adressé la parole.

Le truc, avec ma mère, c’est qu’elle n’a pas compris pourquoi je m’étais énervée sur elle. Comme elle est ma mère, elle estime qu’elle a droit de tout me dire, de commenter ma vie et tout le reste. Au fond d’elle, je suis sûre qu’elle ne voulait pas me faire du mal et qu’elle a fait cette foutue réflexion pour « mon bien ». Mais bon, y en a marre de tout laisser passer. Sa réflexion, je l’avais prise pour une insulte. Ma mère n’est pas mince mais elle l’a été dans sa jeunesse. Et il ne faut pas grand chose pour qu’elle trouve un personne trop forte. Dans sa tête, quelqu’un qui est un peu fort doit faire attention à ce qu’elle ou il porte : des couleurs des vêtements qui ne vont pas, une robe ou une jupe trop courte, un décolleté trop voyant, etc. Moi, ce qui m’a blessé, c’est que, ces dernier temps, je tente de prendre confiance en moi et je crois que j’y suis pas mal arrivée. Mais ce qu’elle m’avait dit lundi, m’avait fait douter. Et c’est pour cette raison, davantage, que je lui en voulais. 

Après l’apéro, j’ai fait cuire les pizzas. Première fois, je t’ai dit !!! Et dans la recette, elle disait pour 4 personnes. Quoi 4 personnes, 1/4 chacun ou une pizza par personne (et donc 4 pizzas) ??? Et oui, tu l’a deviné ! Trop trop de pâte !!! ça débordait de partout et pas facile de la découper. D’habitude, quand j’ai un doute, je téléphone à maman mais ce samedi, au moment de faire les pizza, il était hors de question que je lui téléphone. Donc, je suis quand même assez fière d’avoir réaliser la recette toute seule. Et puis, mes pizza à pâte très épaisse ont détendu l’atmosphère. Et, je suis contente que ma mère, dans son mutisme, n’a fait aucun commentaire. ça aurait été, malheureusement, probablement un reproche. Le reste de la famille a apprécié la pâte… et le reste de la pizza ! Mais bon, j’avais fait trois pizzas ! Evidemment, c’était beaucoup trop avec toute cette pâte !

Tout le monde est parti vers minuit et je me sentais déjà un peu mieux après cette soirée.

J’aime ma famille. Elle n’est pas parfaite et on se dispute souvent. Cependant, c’est toujours ma famille et parfois, il faut laisser tomber et prendre ceux qu’on aime comme ils sont, avec leur défauts, leur spontanéité, même si celle-ci a tendance à être blessante. Je crois que, finalement, ça aide à la confiance en soi… Dispute terminée, je passe à autre chose et je n’en tiendrai pas rigueur, ni à ma sœur, ni à mère. J’ai confiance en moi !

 

Crazy Scorpion Girl 1984

 

 

 

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